Tokio Hotel

Forum sur le Groupe Tokio Hotel
 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Dim 8 Mar - 21:51

___________________________________________________Chapitre 11: Restaurant universitaire.


Je ne savais pas trop de quelle carte elle me parlait. J’ai un peu cherché dans mon sac, et comme la brosse à dent, j’ai feignis l’avoir perdu pour qu’elle cherche à ma place. Heureusement pour moi, Jeanne ne l’avait pas oubliée.

On est donc rentrée dans le bâtiment où l’odeur de nourriture vous fait saliver. Elle s’arrête devant un grand panneau, dessus était afficher plusieurs plats.

« Tu veux aller où ?! Si on va en bas j’me prends un steak haché. Sinon en haut je suis bien tentée par le poisson. Donc je te laisse choisir. »

Je lis alors toutes les étiquettes aimantées au tableau. Mon regard stop sur une :

« Région du monde : Nudelauflauf (spécialité Allemande) »

Pas besoin de choisir autre chose, c’est mon plat préféré !

« C’est tout trouvé ! On va à l’étage ! »

Finalement je n’allais peut-être pas manger aussi dégueulasse que ce à quoi je m’attendais… Du moment qu’on me force pas à manger des brocolis !

Nous arrivons à l’étage. Il y a vraiment beaucoup de monde ! Ca me fait bizarre… J’ai l’impression d’être totalement mélanger dans la population. Personne ne me regard étrangement, personne ne me montre du doigt, personne n’accoure vers moi… je me sens un peu : seul. Seul, mais libre de faire ce que je veux, quand je le veux!

Des pancartes sont suspendues au dessus des stands. Je ne comprends pas tout… Certains plat sont noté 6 points, comme les plats chaud. D’autre 2 points comme l’entrée et certains desserts. Le reste est à 3 points. Mais ça veut dire quoi leur histoire de point ? Je n’en sais rien. Bien sur, je ne peux pas demander se genre de chose à Camille ! Sinon elle prendra Jeanne pour une folle ! Quoique…

Non ! Bill ! Tu ne sais pas ce qu’elle fait avec ton corps ! Attends de savoir avant de faire des crasses!

Après avoir pris couverts et plateau, elle se dirige vers les desserts. Je la suis. Mais un grand gars barbu me coupe le passage. Je jette un coup d’œil à Camille qui me fait un clin d’œil. Décidément, je ne comprends rien à leur code ! Je me dirige vers elle, et elle me tend un yaourt et un gâteau.

« Je sais que c’est ceux que tu prends tout le temps. »

Je la remercie sans même regarder ce que c’est. Du dessert ça ne peux qu’être bon ! Au moins je n’aurai pas à savoir leur histoire de points !

« Bon, moi c’est par là ! On s’attend vers les verres ? »

J’acquiesce et me dirige vers la bonne odeur du Nudelauflauf. Heureusement pour moi, il n’y a presque personne ! Une jeune femme blonde avec un piercing dans le nez me tend mon assiette. Tout en mastiquant son chewing-gum de façon bovine, elle me lance un « bon appétit » malgracieux et retourne à sa séance de manucure.

C’est la première fois depuis longtemps que quelqu’un ne m’a pas sourit hypocritement. Même si son attitude me vexe un peu, elle me dit qu’ici je ne suis vraiment personne. Et ça, ça me rend heureux. Presque inconsciemment je lui ai dit « merci » avec mon plus beau sourire...même si elle ne le mérite pas !

J’en arrive à la queue interminable de la caisse. Je ne sais pas du tout comment on paye. Un peu inquiet, je m’informe en jetant des coups d’œil aux personnes de devant. Certains tendent des tickets violets, d’autre paye en liquide et enfin le reste utilise en majorité leur carte d’étudiant. C’est pour ça que Camille m’a demandé si je l’avais. Je comprends mieux !
Comme une personne normale, je paye avec ma carte, et je passe l’épreuve de la caisse sans difficulté notoire.

J’attends ensuite Camille vers les verres comme promis. Pour l’avancée un peu, je lui en ai pris un. Car vu tout le monde qui cherche des places, je sens que mon pauvre Nudelauflauf aura le temps de refroidir.
Par chance, la voilà qui arrive déjà. Je la préviens que je lui ai pris un verre. Elle me sourit…sourire qui s’efface vite en voyant le monde.

« Bon, on fait comme d’habitude ?! »

Je la regarde comme si je revenais à moi après m’être perdue dans mes pensées. Comme elle ne me voit pas réagir, elle me répète :

« J’ai dit : on fait comme d’habitude ?! La première qui trouve 2 places court et fait signe à l’autre une fois installée! »

Bah voilà ! Suffisait d’en dire un peu plus ! Je lui fais un clin d’œil en guise de réponse, et on par à la chasse au place. A peine ai-je fini de regarder la première rangé, qu’une table à 2 place se libère. Je fonce, et coupe la priorité à 2 autres jeunes filles qui venaient tout juste de la remarquer.

Camille à remarquée que j’étais placée et m’a rejoint. A peine avait-on fini de nous installé que quelque chose vibra contre ma cuisse. Une fois…. Deux fois….trois fois… j’arrive enfin à l’extraire de ma poche. Je reconnais immédiatement le numéro : c’est Tom !

« Allô ?! Tom ?! »

Un blanc suivit ma précipitation. C’est vrai que Tom ne comprends pas trop le français (même si mieux que moi !).

« Nein ! Es ist Jeanne ! » Me répondit quelqu’un, quelqu’un possédant ma voix. Certes, elle me paraissait un peu différente, car je l’ai plus souvent entendu de l’intérieur que de l’extérieur de moi.

Ainsi cette Jeanne avait bien pris possession de mon corps. Et comme j’étais incapable de parler allemand, la pauvre devait aussi être incapable de parler français. En tout cas, ce n’est pas possible de le parler avec mon corps !

Elle reprit la conversation en anglais, tout comme moi. Du moins, j’essayais de lui répondre. Après s’être un peu disputé, nous avons compris que chacun de nous deux était gêné de regarder le corps de l’autre...et surtout inquiet de ce qu'il en faisait. Je voulais lui expliquer pour le cours de ce matin, quand une autre voix me parvint :

« Hey Bill ! »

Et celle-ci, je la reconnais tout de suite ! Tom, mon double était là. Certes, il me posait des questions stupide, mais ça me rassurais d’entendre sa voix. Il continuait avec ses débilitées quand il changea de pièce, sa voix se mit à faire un echo. Il devait être dans une salle d'eau. Il y eu un blanc, puis mon jumeau changea littéralement de ton : il fallait qu’il me confit quelque chose de sérieux.
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Dim 8 Mar - 21:52

__________________________________________________Chapitre 12- Dejeuné en tête à tête


C’est la première fois que je mange dans une chambre d’hôtel. Même si j’étais déjà allée dans un hôtel avec mes parents, nous n’avions jamais fait appel au room service. D’ailleurs je ne sais même pas s’il y a un room service dans les Etapes Hôtel…

Bref ! C’était le luxe !

Une fois la table installée, des majordomes nous ont apporté nos plats. Inutile de préciser que je me croyais dans un de ses grands films américains, ou encore pour « pretty woman ». Quand ils sont partis, Georg et Gustav les suivirent pour nous laisser manger tranquille. Les pauvres n’allaient tout de même pas nous regarder manger sans rien faire ?! Quoiqu’à mon avis ce soit plus moi que ça dérange!

Comme Tom et moi nous sommes retrouvés en tête à tête, j’en ai profité pour le questionner un peu :

« Je… Il t’a raconté quoi Bill tout à l’heure ?! Il t’a parlé de mon contrôle de maths ?!
-Non ! Ce qu’on c’est dit c’est…. un secret !
-Allez quoi ! Dit !
-Bah non ! Sinon ce serait plus un secret ! »


C’est définitif : IL M’ENERVE !!! D’abord les oreillers, puis maintenant son histoire de secret ! Il me cherche, il va finir par me trouver ! C’est fou comme j’adorerais lui mettre un peu de sel ou un peu de poivre dans son verre… Des fois, je me maudis d’être aussi timide et renfermée… C’est pas la mort de ce venger une fois ?!

Au lieu de ça, je continue à rentrer dans son jeu :

« T’es pas cool de rien me dire !... Il n’a pas fait de choses bizarre avec mon corps au moins?!
-Non ! C’est pas ça…
-Ouai ! En fait, que ce soit vrai ou faux, je ne pourrais pas savoir. Je suis sûre que tu défendrais toujours ton frère ! Tu me diras jamais s’il fait des trucs louches…»


A la base, j’ai dit ça pour le taquiner un peu, mais dans le fond, je le pense vraiment…

Un blanc suivit ma remarque. Il me regarde très sérieusement et mordille sa lèvre. Il est limite vexé… ce qui me surprend ! A un tel point que je suis incapable de soulever ma cuillère. En fait, c’est son regard qui me paralyse. Mes mains sont sur la table, immobile. Je n’ose pas bouger. Il est exactement dans la même position que moi. Nos doigts se frôlent légèrement, quand il décide de me prendre ma main droite complètement. Un courant électrique parcours mon corps, et je sens déjà mes joues s’échauffer. Décidément, c’est le jour !

Dans ce même mouvement, il se rapproche un peu de moi et me lance droit dans les yeux :

« Je ne suis pas un menteur et je sais garder un secret. Donc tu peux me croire… »

Que voulez vous que je réponde à ça ?! Même si je suis dans le corps de Bill, quand je suis avec Tom, j'ai les mêmes sensations que si j’étais une fille.

Après avoir fait ça déclaration, sa main relâcha la mienne, et il se rassit au fond de son siège. Pourtant, son regard refuse de quitter le mien. Aucun de nous deux n’ose défaire ce lien invisible. Je ne sais pas combien de minutes se sont écoulées depuis qu’il a parlé, mais surement assez pour que mon assiette soit froide ! A vrai dire, pour le moment, je m’en contrefiche !

Au bout d’un certain temps, Tom détourna la tête et a magie disparue aussitôt.

« Manges ! Ca va être froid ! » M’avait-il sortit.

Ca m’a fait sortir malgré moi du rêve. De toute façon il venait de tout gâcher : encore une fois, il m’agace ! Mais cette fois ci, pour la première fois de ma vie, je vais rendre la pareille à quelqu’un :

« Oui maman ! »

Lui répondis-je, avec un sourire forcé et une pointe d’ironie. Il grimage et je lui tire la langue, puis on rigole. C’était pas si terrible en fin de compte !
On peut dire que pour la première fois, grâce à Tom (je le reconnais), je suis arrivée à extériorisée mes pensées. J’ai le sentiment que suite à cette étrange journée, une nouvelle Jeanne est sur le point d’apparaitre. Pour tout vous dire, je trouve ça plutôt excitant de me découvrir.

** ELLIPSE **


« Dépêchez vous ! Vous avez déjà 15 min de retard pour l’interview avec Star Club!! »

Je n’avais jamais vue Dujna en vrai. Juste un léger aperçu dans le DVD Zimmer483 Tour, où on la voit chahuter avec Georg. J’avais aussi lu 2 ou 3 trucs sur elle sur un forum : je crois que c’est grâce a elle qu’on a droit aux fameux épisodes de Tokio Hotel TV…

Tout ça pour dire que de ce que j’en avais vu, elle semblait sympathique. Mais c’était sans compter de la voir en vrai et surtout : au travail !

On avait 15 minutes de retard pour l’interview, et c’était en partie de notre faute à Tom et moi. Nous avions trop trainé lors du repas. Je ne vous raconte pas la douche froide qu’on c’est pris en arrivant : « Vous êtes irrécupérable ! » « Des stars capricieuses » « Vous avez pris la grosse tête ! »…et j’en passe ! Ca faisait déjà un bon moment qu’elle nous blâmait notre irresponsabilité et notre manque de professionnalisme.

Comme si j’avais besoin de ça en plus de mon trac de malade !


Dernière édition par yuka26 le Dim 8 Mar - 21:59, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Dim 8 Mar - 21:52

__________________________________Chapitre 13 : Révélation


Une fois dans la salle de bain, j’ai pu livrer à mon frère tout ce que j’avais sur le cœur. Qu’il soit là ou pas, nous restons tout l’un pour l’autre. Alors je lui ai tout dit : ce que j’ai ressentit ce matin lors de ma conversation avec Jeanne, mon inquiétude de ne pas l’avoir à mes côtés, la peur de la perdre…tout simplement.

Il n’avait rien dit. C’est vrai qu’il arrive très rarement que je me confis à lui de cette façon. Pour une fois, les rôles sont inversés : il m’écoute. Je savais qu’il était heureux de savoir qu’il comptait pour moi autant que je pouvais compter pour lui. C’est ça d’être jumeau. Je savais aussi qu’il était triste pour les mêmes raisons que les miennes. C’est simple : je suis lui, il est moi…mais nous sommes différents. Un oxymore à nous deux ! Inséparable ! Mais ça vous le savez déjà, nous l’avons déjà dit :

« Personne ne peut se mettre entre nous »

Et ce n’est pas cette fille qui y arrivera. Mon frère n’avait pas à s’inquiéter pour ça. Pour le rassurer, je lui ai tout de même raconté quel genre de fille elle était… C’est vrai qu’avec toutes ces hystériques qui nous tournent autour, il aurait pu être terrorisé. Mais elle était simple, discrète, timide…ou réservée, je ne sais pas. Je lui ai aussi parlé un peu de ce qu’elle avait pu me raconter de sa vie, si ça pouvait l’aider.
Enfin je lui ai lancé :

« Viens vite me voir, que je puisse te matter ! »


Toujours en anglais. J’espère juste qu’il a pu comprendre ce que je lui ai confié… ce qui ce confirma lors de sa réponse :

« Pfff ! Tom t’es irrécupérable ! »

Le tout dans un anglais hésitant, qui nous fit rire tout les deux. Puis il du raccrocher, l’amie de Jeanne le regardais étrangement…

Il a beau être dans un corps de fille, mon frère reste le même idiot ! Il aurait pu réfléchir avant de parler de nous au beau milieu d’un restaurant scolaire !

En ce qui me concerne, je suis retourné voir Jeanne. A ma grande surprise, elle discutait calmement avec Georg et Gustav. C’est seulement quand je me suis un peu rapproché que j’ai entendu le sujet de leur conversation : « Filles et drague ». C’est bizarre comme j’ai eu subitement envie de mettre mon grain de sel !

Au début je ne faisais que tendre discrètement l’oreille. On peut dire que grâce à Jeanne j’ai appris 2 ou 3 choses utiles… mais je n’ai pas tenu très longtemps dans mon coin. Je n’avais qu’une envie : l’embêter. Ce pour quoi je suis le plutôt doué d’ailleurs !

Manque de chance, elle a un minimum de répartie. Du coup, j’ai du user de la force pour qu’elle ne puisse pas riposter : la bataille de polochon. Toutes les filles que j’ai connu n’étaient pas très douée à ce jeu… Je sais que c’est un peu lâche d’avoir recours à un coup bas, mais c’est de ça faute. Je ne sais pas pourquoi, mais cette fille me fait un drôle d’effet.

Je ne sais pas si c’est du au fait de voir agir mon frère étrangement, ou à son petit reflet que je n’arrive pas à saisir dans ses yeux, mais elle m’obsède d’une certaine façon. Ce qui est sur, c’est que ce n’est pas son corps ! Vous me voyez relooker mon frère ?! BEURK !

Pourtant quand je la quitte ne serais-ce que quelques minutes, je suis inquiet. Je n’arrive pas à savoir si je m’inquiète du fait qu’elle peut nuire à mon frère, ou tout simplement pour elle.

J’aurai aimé croire que ce ne soit que pour mon frère. Mais quand nous avons déjeuné en tête à tête, il y avait autre chose. J’ai bien cherché à comprendre ce que c’était : j’ai fouillé dans ses yeux. Ne dit-on pas qu’ils sont le reflet de l’âme ?! Je suis resté longtemps à chercher. Mais c’est moi qui a du détourner le regard. J’étais incapable de rester une seconde de plus dans son regard de jais. Vous vous rendez compte ?! Moi, Tom Kaulitz, incapable de pouvoir soutenir le regard de son propre frère ?! Pire même : le regard de mon double ! Mon propre regard !

Plus la journée passe, plus je pense que je deviens fou. Je me sens honteux de regarder mon frère de cette façon, honteux d’avoir ressentit quelque chose en touchant sa main, honteux de moi…

Comme à chaque fois, pour cacher mes sentiments…non…pour cacher ma faiblesse, pour relever la tête et garder un peu de dignité, j’ai sortit une réplique débile :

« Manges ! Ca va refroidir ! »

C’est comme un moyen pour moi de me protéger, de me sentir plus fort… pourtant je trouve ça tellement puéril et immature ! C’est vrai, je l’avais bien cernée : discrète et renfermée. Elle n’allait pas me répondre. Elle faisait partie de ses saintes ni touche que je détestais…du moins, c’est ce que je croyais :

« Oui Maman ! »

M’a-t-elle ironiquement répondue. J’en suis resté bouche bée. C’est la première fois que moi, Tom, guitariste de Tokio Hotel, n’arrivait pas à répondre quelque chose pour reprendre le dessus. Je n’osais pas recroiser son regard avec le sentiment d’avoir été vaincu. C’est pour ça que j’ai bêtement rit en regardant devant mon assiette. Ca cachait mon déshonneur. C’est vrai… pour la première fois je me suis dit :

« Tom, T’es stupide ! »

Enfin, Dujna est arrivée et m’a sauvé la mise. Elle était en colère certes, mais le fait de ne plus penser une minute à ce qui m’obsédait et me faisait honte me rendais fou de joie. C’est donc avec le sourire que j’ai accepté d’être traité de star à deux balles, d’irresponsable, et j’en passe.

Nous avions 15 minutes de retard pour nos interviews. Y avait pas mort d’homme ! Enfin presque… Jeanne était un peu : livide ! Ca me faisait drôle une fois de plus de voir le visage de mon frère défiguré par des expressions que je ne lui connaissais pas.

Bill à beau être efféminé, il reste un homme. Espérons que les journalistes ne remarqueront pas sa gestuelle un peu plus féminine du jour!!!


Dernière édition par yuka26 le Dim 8 Mar - 22:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Dim 8 Mar - 21:53

___________________________________________Chapitre 14- La gaffe!


Ca faisait déjà un moment que Tom se confiait à moi. J’étais heureux de savoir que je lui manquais… ça me rendait triste aussi. C’est en entendant le son de sa voix, que je me suis rendu compte à quel point il me manquait. Et dire que je commençais à m’habituer à cette nouvelle vie !... Comment j’ai pu vivre cette matinée aussi loin de Tom ? Sans savoir si j’allais le revoir ?

Je ne sais pas. Peut-être trop perturbé par ma nouvelle situation…

Nous étions toujours en pleine conversation, quand j’ai relevé une fraction de seconde les yeux. J’ai croisé le regard interrogateur de Camille, et j’ai compris. Quel idiot ! Elle doit trouver ça étrange que je parle a Tom de façon aussi familière. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai comme l’impression qu’elle va me bombarder de question une fois que j’aurai raccroché. Ca me fait peur.

Pourtant, la conversation fini par s’écourter rapidement, et le moment fatidique arriva très vite.

Camille est en face de moi, les yeux pétillants de curiosités. Qu’est ce que je peux bien raconter comme excuse ?! Je suis dans le pétrin, il faut se l’avouer…

Elle commence à ouvrir la bouche, j’esquive la question en rangeant le portable dans le sac de Jeanne. Elle allait recommencer quand je me suis relevé, mais une fois de plus, je pus couper court avec un « bon appétit ». Coupure qui ne lui plait pas du tout :

« Alors ?! C’était qui ?! » me demande-t-elle d’un air faussement innocent.

Malheureusement pour elle, je ne réponds pas à voix haute. Je souris et je lui fais un clin d’œil. A vrai dire, je préfère qu’elle se fasse sa propre interprétation. Je n’aurai qu’à la modifié à ma guise ensuite. Au moins, mon sous entendu aura eu le mérite de la stopper. Je suis sûre qu’elle attend le TP avec impatience.

Une fois dans la salle, je ne pourrai plus lui échapper, et elle pourra me harceler à sa guise. Manques de chance pour elle, j’ai l’intention de sécher…mais chut !

D’après ce que m’a dit Tom, les TP et les TD sont obligatoires. Mais il est déjà arrivé à Jeanne de se sentir mal, et de quitter le cours. Vous pensez au même plan que moi ?!

De toute évidence, il fallait que je les rejoigne le plus vite possible. J’aurai bien demandé le contraire, j’ai horreur de marcher ! Mais une Jeanne dans la peau de Bill Kaulitz ne peut pas se déplacer librement dans une ville comme Paris. De surplus, ça me fera l’occasion de profiter de mon anonymat.

Camille m’avait dit : « 16h30 à NRJ » J’ai environs une heure pour simuler mon malaise. Et c’est sans compter qu’il faut que je retrouve notre hôtel ! Une chance que je me souvienne de son nom ! Je l’avais lu sur le menu hier soir :

« Park Hyatt »

Une fois là-bas, il faut que Jeanne me remarque. Je ne pense pas que Tom sache à quoi ressemble Jeanne.

Le repas se passe tranquillement. Je suis arrivé sans problème à détourner la conversation à ma manière dès qu’elle relançait le sujet de ma conversation téléphonique. Ca l’énervait, et moi ça me faisait rire.

Une fois fini, nous sommes allés déposer nos plateaux sur un tapis roulant, puis nous avons décidé de prendre l’air. Je la suivais aveuglément jusqu’à notre prochain cours. En effet, il nous restait une heure avant de commencer le TP. En bon ami, je lui ai tenu compagnie tout le temps, et j’ai même réussis à lui soutirer les cours du matin. Je les ai copiés tout en parlant avec elle.

Encore une fois, ça me passionnait : je pouvais savoir ce que les fans pensaient de nous, et ça me rendait heureux. Je me suis même surpris à lui dévoiler indirectement quelques réponses à ses questions. Ca me faisait bizarre de savoir qu’une fille aussi mignonne qu’elle adulait Gustav. C’est vrai quoi ?! Il est chiant, susceptible, et gros !

Même si on me considère comme un anorexique, je suis normal ! Et lui qui est gros, on le trouve normal et musclé?! C’est à croire que les gens on une vision déformé de la réalité…ou alors que les filles préfèrent les dodus.
En plus, deuxième déception : malgré ce que j’ai pu croire ce matin, Jeanne n’a pas de préféré. Son allusion de « Grand brun » ne s’appliquait que parce que c’est à moi qu’elle a donné le collier.

Collier ?!...

C’est vrai que c’est la seule chose qui nous lie ! Il doit être à la base de ce qui nous arrive… Mais malheureusement, j’ai beau être superstitieux, j’ai du mal à croire qu’un simple collier puisse avoir des propriétés magique. C’est bon pour les films ! Mais pas dans la réalité… Pourtant je ne vois pas ce qu’il y aurait pu y avoir d’autre. C’est la seule hypothèse pour le moment… Ce qui m’arrive est trop réel pour croire au simple rêve.

Mes pensée on été interrompu par l’arrivée d’une toute petite femme au caractère bien trempé. Avec son chignon noir, ses lunettes de grand-mère, son mètre 30, et ses traits durs, je lui trouvais un air à Joe Dalton.
Elle nous fit rentrer dans la salle. Camille et moi nous sommes mises côte à côte. Tout le monde a mit sa blouse blanche, je fais de même. Les filles s’attachent les cheveux, j’essaye aussi de faire un chignon qui ressemble à quelque chose…sans succès. Ce sera queue de Cheval !

La prof se dirige vers le tableau et y écrit :
« TP 5 : Dissection de Mollusques »

Je souris jaune. Finalement je n’aurais pas un grand effort à faire pour me sentir mal. Je m’assois sur mon tabouret, le cours va commencer. Le plan est prêt, il n’y a plus qu’à le mettre à exécution !


Dernière édition par yuka26 le Dim 8 Mar - 22:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Dim 8 Mar - 21:53

___________________________________Chapitre 15: Culpabilité


Nous sommes maintenant en train de descendre les escaliers de l’hôtel. L’interview se fera dans le salon de thé situé à l’entrée de celui-ci. A chaque marche, mon cœur s’emballe un peu plus. Comment vais-je faire pour arriver à parler aussi naturellement et aussi spontanément que Bill ?! Ca je ne le sais pas encore… et c’est justement ça mon problème.

Perdu dans mes pensées, je loupe une marche et ripe. Je me rattrape à la rambarde, et Tom qui était a côté de moi, m’a aussi retenu par le bras. Georg et Gustav sont morts de rire. Pour ne rien laisser paraitre devant eux, j’ai balancé :

« C’est bon ! J’ai eu la peur de ma vie ! J’ai cru que j’allais jouer « spring nicht », et vous ne vous souciez même pas de moi ?! »

Le tout dans un air faussement précieux, qui je le sais, va si bien à Bill. Les garçons n’y ont vu que du feu et soupirent comme si je étais un cas désespéré. A vrai dire, c’est la réaction que j’attendais. J’ai continué de descendre sans me soucier des marches, le cœur battant toujours plus fort, quand Tom me repousse encore une fois en arrière :

« Fais attention ou tu met les pieds ! »

En effet, mon pied allait se prendre dans le tapis. Je l’ai rapidement ôté, sentant à présent mon pouls remonter jusque sur mes tempes (signe que je suis rouge). Puis j’ai relevé la tête pour répondre quelque chose à Tom. Celui ci me regarde étrangement. Une certaine frustration que je n’arrive pas à comprendre, imbibe ses yeux noisette. Pour briser ce malaise je lance :

« Bah décidément ! Quel maladroit ! C’est pas mon jour ! »

Ma remarque donna une fois de plus à Georg et Gustav une crise de fou rire. J’entends encore Georg me dire :

« Alors c’est pas ton jour tout les jours ! »

J’ai rit, et je suis partie dans une séance de vanne avec lui. Séance qui s’écourta assez rapidement. En croisant le regard de Tom, mon envi disparu aussitôt. Lui n’avait pas envi de rire. Il était toujours frustré et triste par je ne sais quoi. Et je crois bien que ce « je en sais quoi », c’est moi. Je n’ai plus répondu à Georg, et me suis mise à réfléchir à ce que j’avais bien pu faire depuis tout à l’heure. Surtout pour qu’il m’en veuille autant !

Georg lassé de mon mutisme, se rapproche se moi et ma tape dans le dos. Il me sourit comme pour me réconforté et passa son chemin. Il en ai allé de même pour Gustav quelques secondes plus tard.

Je suis en bas des escaliers. Je me suis arrêté dès que j’ai pensé avoir trouvé. Georg et Gustav m’ont déjà dépassé depuis un petit moment maintenant. Tom s’apprêtait aussi à le faire, quand j’ai sorti un simple :

« Tom… »

Suite à l’entente de son prénom, il s’arrêta à mon niveau. J’ai croisé son regard et lui ai souri, tout de même un peu gênée.

« Pardon ! J’ai oublié de te dire merci !
-…
-Je ne veux pas que tu m’en veuilles pour ça ! Alors je te dis merci !»


Tout en prononçant la dernière phrase, je lui ai fait un bisou sur la joue. Même entre frère, ça doit se faire non ?! Je sais que je le fais pour ma petite sœur et pour mon petit frère, mais entre jumeaux je ne sais pas… et puis j’en faisais souvent à Camille quand je la remerciais. J’ai agi instinctivement et je n’aurai peut-être pas du…

« Tu m'en veux toujours?!»

J'ai a peine fini ma phrase que tout s'enchaina. Je n’ai rien compris. Il m’a plaquée contre le mur. Puis sans que je n’aie la possibilité de réagir, il m’a pris dans ses bras. Il m’a serré tellement fort que je n’ai pas tout compris. J’ai pensé que son frère devait lui manqué… mais sur le moment, le rouge a envahi une fois de plus mon visage. Ce n’est pas tout les jours que Tom Kaulitz vous prend dans ses bras ! Sa tête était enfouie dans ma nuque, me donnant des frissons. Il resta immobile. J’entendais Georg et Gustav qui saluait déjà notre interprète. Son nez frôla le long de mon aorte, me laissant une comme une trace froide de son passage par de multiple fourmillement. J’en avais des papillons dans le ventre.

J’allais lui annoncer que nous devions aller rejoindre les autres, quand il se redressa pour me regarder dans les yeux. En croisant son regard encore plus en colère, j’ai ravalé mes mots. En ce moment, il me fit presque peur.

Je ne comprenais qu’a moitié sa réaction, et son regard me perdait encore plus. Il me relâcha alors en partant brusquement vers le salon du rendez vous. Je n’eu le temps de distinguer qu’une trace mouillée glisser le long de son visage, qu’il essuya aussitôt d’un geste revêche.

Je me suis alors retrouvée seule. Toujours plaqué contre le mur. Trop choquée pour réagir. Immobile, avec le sentiment d’être coupable de son mal être. Bill n’allait jamais me pardonner d’avoir rendu triste son frère…

Mon cœur qui jusque là battait à vive allure se resserra. Tom saluait l’interprète à son tour. Dans un sentiment de culpabilité, je me décollai du mur pour les rejoindre…le rejoindre. J’avais toujours un peu d’espoir. Je me disais qu’après l’interview, il m’avouerait peut-être ce qui le perturbe. Tout ce que je voulais en cet instant, c’était savoir ce que j’avais fait… Mais j’étais loin de me douter de mon forfait !

**ELLIPSE**


Je suis à présent assise sur le canapé, juste à la droite de la journaliste. Elle me pose de multiple question sur la tournée, chose qui pour le moment ne me dérange pas. Je suis assez informée pour savoir quoi répondre. Je me concentre d'avantage sur mes gestes. Je ne tiens pas a passer pour plus effeminer qu'il ne l'ai. Pour tout vous dire, ma plus grande peur, c'est de croiser les jambes instinctivement.

Elle enchaina ensuite sur nos sentiments en particuliers, et nous demanda la question qui est déjà posé a chaque interview :

« Vous êtes toujours célibataire ?!
-Oui. »
Répondis-je franchement.
« Et personne ne vu pour le moment ?! »

Je n’eu pas le temps de répondre « non », que Tom me coupa la parole.


Dernière édition par yuka26 le Dim 8 Mar - 22:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Dim 8 Mar - 21:54

_____________________________Chapitre 16 : Confusion


Nous descendions les escaliers quand mes drôles de frustrations refirent surface. Bill…euh…non : Jeanne, était devant moi. Je voyais le corps de mon frère, celui que je vois tout les jours. Mais cette fois ci, c’était différent. Ca gestuelle n’était pas la même, il n’était plus mon double. La part de masculinité qui le rendait androgyne n’existait plus pour moi. Je sais qu’en réalité, Jeanne faisait de son mieux pour ne rien montrer. Elle tenait vraiment à être mon frère du mieux possible ! Mais je ne sais pas pourquoi, ça me dérange. Georg et Gustav qui ne savent rien, n’ont rien remarqué. Normal, Bill n’est pas leurs jumeaux après tout !

Mon frère n’était plus mon frère…il était autre chose, et ça me gênait. Oui…ça me gênait…ça me gênait énormément ! Mais ce qui me met mal à l’aise, c’est aussi que ses manières bizarres me plaisent.

C’est un drôle de mélange, je vous l’accorde. En fait, je me surpris à comprendre que je le désirais. Je désirais mon propre frère, et je me dégoutais par la même occasion. Son odeur me semblait différente alors qu’elle était strictement le même que d’habitude. Mon pouls s’accélère à chaque frôlement de nos mains comme si j’étais tombé amoureux de quelque chose qui n’existe pas.

Du coup je garde ce flux d’émotion étrange dans un coin de mon cœur: je serre les poings, et resserre les dents. Je ne voulais pas admettre que malgré ce que je croyais, je pourrais aimer une fille pour ce qu’elle est vraiment, et pas seulement pour son corps.

Pourquoi elle ?! Pourquoi maintenant ?! Pourquoi dans cette situation aussi ambigu ?! Je me sens PD d’une part, et incestueux d’une autre. Comment voulez vous que je me sente sain dans mon corps ?!

Et elle ne faisait rien pour m’aider non plus. Son pied ripa, je du la rattraper. Je devais faire comme si elle était mon frère, alors que mes sentiments étaient tout autre. Je ne veux absolument pas la voir souffrir, ni se faire mal…je veux juste la prendre dans mes bras. Mon frère me parait si fragile depuis ce matin que j’ai envie de le protéger. Malheureusement, ce n’est pas lui. Et ma situation devient un peu plus dure chaque seconde qui passe.

Le contact de sa peau dans ma main déclencha en moi un drôle de sentiment dans mon bas ventre.

Il y a tellement de différence entre ce que je vois et ce qui je ressens, que je me sens perdu. Sa peau est si douce…j’ai envie de la serrer contre moi, de la toucher, de l’embrasser. D'ailleur, c’est ce que je fais à chaque fille qui me plait. Je n’ai pas à contrôler mes pulsions, mes envies, à réfléchir au regard des autres…j’agis tout simplement. Aujourd'hui la situation est différente: encore une fois, je n’extériorise rien.

Après tout, cette peau si douce, ce n’est pas la sienne! C’est celle de mon frère ! Après cette pensée, je la relâche, et me dégoute un peu plus. Mes poings se resserrent encore un peu sur mon tee-shirt qui n’a rien fait. Je me mordille la lèvre en me disant que ça me passera.

Maintenant elle rit, et fais encore comme si elle était Bill. Mais elle ne l’est pas, et ça me rend fou. Je veux mon frère, mais je veux qu’elle soit elle. Je remarque alors que son pied est dessous le tapis. Il faut absolument que j’évite tout contact avec elle. Alors je lui ai sortis le plus naturellement possible :

« Fais attention où tu mets les pieds ! »

Comme si elle était mon frère. Elle retira son pieds et nous avons finit par arriver en bas des marches. Elle c’est arrêtée. Je ne sais pas pourquoi, mais suite à son contact, j’ai décidé de mettre de la distance entre nous. C’est ce qu’il y a de mieux pour moi, mais aussi pour nous. Alors je l’ai ignoré, et j’ai passé mon chemin. C’était sans compter sur ce mot :

« Tom »

Mon prénom. En temps normal, je n'orais pas réagit. Mais dans sa bouche, il semblait si mélodieux… Rien à voir avec celui que prononce mon frère tout les jours! Mon corps stoppa sans que ma volonté ne puisse agir. Ce mot m’avait fait frissonner. Elle m’hypnotisait. J’avais beau tenté de me persuader qu’elle n’était que mon frère d’un jour, je n’y arrivais pas. Elle faisait une petite moue, qui pour le moment, était inconnu au visage de mon frère. Puis elle continua :

« Pardon ! J’ai oublié de te dire merci !
-…
-Je ne veux pas que tu m’en veuilles pour ça ! Alors je te dis merci !»


Le contact qui suivit fut fatal. C’était le contact de trop. Sentir l’espace d’un instant seulement son souffle chaud sur ma joue, le contact même de ses lèvres contre ma peau. Ca me fit défaillir.

Je la pris instinctivement dans mes bras, ne contrôlant plus ni mes gestes, ni mes sentiments. Je resserrais l’étau sans même m’en rendre compte. Elle ne devait être qu’a moi, elle n’existait que pour moi... Je n’avais plus de raison en ce moment, mon désir avait pris le dessus. Mon nez renifla son parfum dans le creux de son cou. Mes lèvres n’étaient plus qu’a quelques millimètre de sa peau, prêtes à l’embrasser. C’est à ce moment là que je me suis rendu compte que j’avais perdu l'esprit. Qu’étais-je en train de faire ?!

Peur de moi même, j'ai desserré notre lien, choqué par mon propre geste. Honteux, je me suis retourné et je suis parti rejoindre Georg et Gustav.

Sans que je ne le veuille, une goutte salée glissa le long de ma joue. Je l'ai l’essuyé du revers de ma main, en espérant que personne ne m’ai vu aussi faible. Je l’ai laissé derrière moi…seule… J’ai alors repensé a ma résolution : « de la distance, il faut de la distance !... Bill, reviens vite s’il te plait !»

J’ai salué la journaliste. Mon coeur battait toujours la chamade. J'ai essayé tant bien que mal de me calmer, puis Jeanne nous a rejoins, et l’interview pu commencer.


**ELLIPSE**



Je suis à présent assis sur le canapé, face aux questions de la journaliste. Malheureusement, on m’a placé a coté de « Bill ». Elle nous a posé de multiple question sur la tournée, et Jeanne à bien répondu. Elle n'est pas fan du groupe pour rien! L'interview était a présent bien avancée, pourtant mes jambes étaient toujours sur ressort, et mon pied jouait toujours de la batterie sur le sol. C’était ainsi depuis la première question, et à chaque frôlement de nos deux jambes, les miennes étaient de plus en plus incontrôlables.

La journaliste enchaina ensuite sur nos sentiments en particuliers, et nous demanda la question qui est posé a chaque interview :

« Vous êtes toujours célibataire ?!
-Oui. »
Répondit Jeanne franchement.
« Et personne ne vu pour le moment ?! »

Mon sang ne fit qu’un tour. Je me sentais visé par cette question. J’ai coupé la parole à Jeanne, qui entrouvrait déjà les lèvres pour répondre un « non ».


Dernière édition par yuka26 le Dim 8 Mar - 21:57, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Dim 8 Mar - 21:54

___________________Chapitre 17: Beichte


« C’est personnel ! Limitez vous à la première question ! » S’est-il énervé.

Sa réaction surpris tout le monde. Pourquoi tant de colère pour une question aussi futile. Ses poings c’était resserré sur son tee-shirt. Il se mordillait un peu plus la lèvre. A près cet instant de silence, il se piqua debout.

« Désolé. Bonne journée »

Avait-il dit à la journaliste d’un ton froid et sec. Je ne l’avais jamais vu dans un tel état. Mon cœur se resserra un peu plus dans ma poitrine. Un nouveau sentiment se forma dans mon cœur. Ce n’était plus de la culpabilité…mais de la tristesse. Je le faisais souffrir sans comprendre pourquoi. Je me maudissais d’être moi-même. Je n’aurais peut-être jamais du lui dire qui j’étais…

Sous l’effet de l’émotion, mes jambes se sont croisées. Le fait de les entrecroiser me permettait de me sentir protégé. C’est comme entrecroiser mes bras… Sur le moment, je ne m'en suis pas rendu compte. Et je m'en fichais. Je me sentais mal...j'en avais besoin.
Après un instant d’hésitation, j’ai ravalé ma salive. Je l’ai suivi. Ne serais-ce pas une réaction normale pour un frère jumeau ? Je ne me complais plus dans ce rôle qui n’a jamais été le mien. Bill, quand reviens-tu ?

C’est de toi que ton frère a besoin. Je crois que le jeu a assez duré. Nous devons retrouver nos corps. Et le plus vite sera le mieux.

Tom s’était assis par terre. Contre le mur. Les bras croisés et la tête enfouie au creux. Je m’assis a ses côtés et le pris dans mes bras. Il semblait si innocent. Ma tête se posa contre la sienne. J'avais l’impression de consoler ma petite sœur, quand elle s’écorche les genoux et que les larmes roulent le long de ses joues.

Mais en le touchant, je ne ressentais pas du tout le sentiment fraternel. Mes joues se mirent à rougir une fois de plus. Un courant électrique traversa mon corps. L’avait-il ressentit lui aussi ? Ce drôle de sentiment…inconnu a mon cœur. Ce n’est pas de la pitié…ni de la tristesse…c’est une sorte de bonheur mêlée d’épines. Une rose rouge qui s'epanouit. Un sentiment qui glace le cœur autant qu’il le brûle. Mais je ne le connais pas… qui est tu ? Oui, toi ! Cet Alien qui bat dans mon cœur…

Aucun de nous deux ne parlait. Le silence nous suffisait. Il ne m’avait pas rejeté, c’était déjà ça. Des talons claquèrent en notre direction : Dunja.

« Non mais qu’est ce qui t’a pris Tom ?! C’est quoi cette manière de renvoyer la journaliste ?!
-De toute façon ce magasine est pourris !
-C’est quand même eux qui ont participé à votre succès ! Tu n’as pas à être aussi irrespectueux ! N’oublis pas d’où tu viens !
-Les temps changent ! C’est eux qui nous demandent maintenant… Un de perdu 10 de retrouvé ! »


Dunja lança un regard noir à Tom. Elle fit deux pas en arrière avant de revenir :

« L’interview avec One commence dans un quart d’heure… Tom ! On a tous des sautes d’humeur…mais j’espère que les tiennes passeront rapidement ! C’est un métier où le self contrôle est de mise. Si tu ne tiens pas le coup, retourne à Loistch jouer seul dans ton salon. »

Tom ne répondit rien. Sa tête toujours enfoncé au creux de ses bras. Dujna partie nous laissant seul tout les deux.

« Tom… »

Il ne me répondit pas.

« Tu sais je… je n’aime pas te voir comme ça. »

Je desserrai l’étreinte et commença à me relever. Sa main me retenue. Nos regards se croisèrent. Le mien surpris, le siens mouillé. Il avait pleuré. Me cœur se déchira en deux.

« Reste »

Mes forces m’abandonnèrent. Je me rassis à ses côtés, sa main toujours dans la mienne. Je déglutis avant de me lancer :

« Tu sais…même si tu ne me le dis pas, je sais que c’est de ma faute si tu n’es pas heureux. Donc, je pense qu’on devrait retrouver Bill. On devrait reprendre nos vies nor…
-Oui... c’est vrai. J’aimerai que tout rentre dans l’ordre. »
Me coupa-t-il.

Son ton était froid et déterminé. J’avais mal. Je le savais. Il avait besoin de son frère, le vrai. Je ne comptais pas vraiment pour lui. C’était une aventure extraordinaire au milieu de sa vie ordinaire. Un épisode de sa vie qu’il souhaitait oublier. Une boule se forma au niveau de ma gorge. Je n’étais rien pour lui. Même pas son frère de substitution. Je retins un peu plus mes larmes. Ma respiration s’entrecoupait. J’avais mal. Mon cœur saignait. Le silence ce faisait pesant, quand il poursuivit :

« Mais je voudrais savoir…toi…tu m’oublieras ? » me demanda-t-il, gêné.

Je sentais sa main se crisper dans la mienne. Il se mordillait la lèvre. Son regard se détourna du mien en l’attente de réponse. Mes larmes se firent plus coriaces a combattre.

« Non ! Je ne pourrais jamais t’oublier. »

Ma réponse jaillit dans un sanglot. Ma vue se brouilla, mais aucune larme de coula. Je détournais la tête. Je ne voulais pas qu’il me voit dans cet état. Il me regardait, je le savais. Je le sentais. Sa main vint se posé sous mon menton. Il plaça mon visage en face du sien. Un sourire déforma ses lèvres. Le plus beau que je ne lui ai jamais vu.

« Moi aussi je t’oublierais pas. Jamais. »

Il déposa un baiser sur mon front, puis Dunja vint nous chercher. Le journaliste de One était là.


DESOLEE, J'AI TOUT POSTEE D'UN COUP! XD
CA ME STRESSAI D'AVOIR UNE DIZAINE DE CHAPITRE DE DECALAGE!
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Dim 15 Mar - 23:22

________________Chapitre 18: Quand la comedie deviens réelle




La prof aidée d'un assistant nous ont distribué chacun une moule. Après nous avoir montrée comment l'ouvrir et sectionné leurs muscles pour les décoller de leur habitat sans les briser, nous dûmes faire pareille. Heureusement que ce n'était pas un animal qui bouge ! Je n'aurais jamais pu le tuer. En plus des moules, ça ce mange ! J'ai plus l'impression de faire de la cuisine pour le moment. Mais je ne savais pas ce qui allait suivre...

La prof passa dans notre rangé. Elle me félicita pour mon excellente manipulation, et m'expliqua comment l'épingler correctement. Elle rajouta ensuite de l'eau dans la cuvette. C'est la que des hauts de cœur me vint. De voir ses branchies flotter, ses organes génitaux vert, et sont seul pied gluant, une boule se forma dans mon estomac. J'ai compris pourquoi l'appareil génital d'une femme est surnommé « moule ». C'est vraiment ressemblant...mais plus répugnant ! [*]

La prof nous fit un « speach » pour nous apprendre la circulation d'eau de la cavité de la moule. De savoir qu'elle vivait la plupart du temps dans sa propre urine me dégouta définitivement de cet animal !
Je fis rapidement le dessin d'observation qui était demander, et l'assistant m'amena le mollusque suivant : une seiche. Rien de bien répugnant. Je lu la fiche de dissection placé a coté de moi et me mis a exécution. Je comptais pourtant bien me sentir mal maintenant ! Il était bientôt l'heure de partir. Mais les mollusques ce n'est pas si répugnant que ça... Du moins, pas la seiche ! Ses tentacules lui donnent un air dreadeux qui me fait penser à Tom ![*]

Une fois encore, je finis en avance. J'entends encore l'élève de derrière rigoler :

« Après on dit que les hommes sont les plus intelligent...mais c'est les seiches qui ont inventé les boutons a pression ! Déjà dans la haute couture ! »

C'est vrai que ça réflexion était marrante. L'homme se croit si intelligent, mais il ne fait au final que s'inspirer de la nature. Mon regard parcouru la salle avant de s'arrêter sur la pendule. Mon cœur se mit à battre a vive allure quand je vis l'heure : plus que 10 min. Je devais absolument me sentir mal maintenant, ou mon plan tombait à l'eau. Une dose d'adrénaline monta en moi. J'espérais juste arriver à être assez crédible ! La tension montait en moi comme une fusée qui venait de démarrer.

L'assistant commença à distribuer le mollusque restant. Je ne vis pas ce que c'était. Je n'entendais que les plaintes de répugnance des élèves de devant. Qu'est ce que ça pouvait bien être ?! La curiosité me piquait l'esprit tandis que les hauts de cœur des autres me rassuraient pour la suite.
S'il répugne autant les autres, c'est que je n'aurais pas l'air ridicule à feindre le malaise !


« Pof ! »


La prof venait de mettre le nouveau mollusque dans ma bassine. Je ne l'avais pas vu venir, et fut surpris de la voir passer de mon côté. La chose si répugnante avait été placée juste a côté de moi. J'ai ramené la bassine vers moi pour découvrir ce que ça pouvait être, quand mon corps se figea. La prof avait déjà commencé de nous expliquer la dissection, mais il m'était impossible de bouger. Ma vue se brouillait, et me jambes se mirent-à tanguer. Je n'entendais plus que des bribes de paroles :

« Oter la coquille de...» «...avoir percé le poumon... » « Jeanne ? ca va ? » « ...toute blanche !»

Les derniers étaient de Camille. Je reconnus le son de sa voix, puis le noir complet. Je ne me souviens pas de ce qui a suivit. J'ai rouvert les yeux dans une pièce blanche où une infirmière prenait ma tension. Après une supplication acharnée pour lui prouver que tout allait bien et qu'elle me laisse sortir, je vis Camille dans l'embrasure de la porte.

« T'en rate pas une ! Mais je ne pensais pas qu'un simple escargot pouvait t'assommer !»

Ricanait-elle. Je ne m'attendais pas a vraiment m'évanouir, je voulais juste faire semblant. Ce n'était pas non plus prévu que Camille soit là ! Mon plan devait être modifié, et ça m'embêtait.

« Tiens, je t'ai pris tes affaires ! »

Me dit-elle gentiment. Je lui souris et la remercia. J'étais plongé dans ses yeux clairs, quand la réalité me claqua au visage. Que faisait-elle ici ?! Le cours était fini ?!

« Tu n'es pas en cours ? Il est qu'elle heure ?! »

Des sueurs froides se mirent à virevolter le long de mon dos. Le temps qu'elle regarde sa montre me sembla être une éternité. J'aurai pu compter chaque pli se créant sur sa manche.

« 15h05 »

Je poussai un soupir de soulagement malgré moi. Pile dans les temps ! Je ne m'étais évanouie que 10 minutes. Je mis le manteau que Camille me tendais et pris mon sac.

« Tu retournes en cours ? » me demanda-t-elle.

Ca me gênait de devoir lui mentir. Ces yeux azure perçaient mon esprit comme s'ils m'obligeaient à lui dire la vérité.

« Non. Je compte profiter de la situation pour allez au Park Hyatt. Lui avouais-je.
-Ca à rapport avec ta conversation de ce midi, hein ?!»
me dit-elle, accompagné d'un regard mystérieux remplit de sous entendus. Je lui souris une fois de plus en lui glissant dans le creux de l'oreille :

« On peut dire ça... »

Elle me sourit de plus belle, illuminant son visage d'une curiosité qui promettait d'être insatiable. Elle m'accompagna jusqu'à l'arrêt de bus qui se trouvait devant la fac. Au moment de ce quitter, elle m'avoua :

« T'inquiètes pas, je te prendrais les cours ! Mais que ça ne devienne pas une habitude ! Et puis en échange je veux tout savoir ! OK ? »

Je montai dans l'autobus, et lui promis de lui raconter. Avec un peu de chance, ce sera la vrai Jeanne qui lui dira ce qui c'est passé ! Je lui fis signe jusqu'à ce que nos regards se perdent, puis je me suis posé tranquillement contre le mur. Je ne savais même pas à quel arrêt il fallait descendre ! Quel idiot ! Je n'ai pas pensé de demander à Camille !

Mon excursion dans Paris promettait d'être inoubliable...
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Sam 28 Mar - 23:31

______________________Chapitre 19: Paris


J’avais beau regarder le paysage, tout m’était inconnu. Impossible de savoir où m’arrêter. Je regardais le nom des arrêts de bus défiler : Bd Haussmann, Opéra, Trocadéro… Tant de nom inconnu et familier. Je descends finalement à l’arrêt Eiffel. Je ne savais pas si c’était près du Park Hyatt, mais j’avais toujours rêvé de l’approcher, de la voir en vrai…

Comme ce à quoi je m’attendais, elle était immense. Bien plus impressionnante que la vue que j’en avais depuis ma chambre d’hôtel.

Je me suis arrêté quelques minutes regardé les ascenseurs monter et descendre dans ses pieds de fers. Moi aussi j’avais envie d’y aller. Je me raisonnais immédiatement à la vue de la queue. Et puis quitte à y aller, j’aimerai que ce soit avec Tom. Je mettais donc mon envie de côté, et décidais de reprendre ma route.

Je ne savais pas où me diriger. J’hésitais un peu à demander mon chemin au passant. Après réflexion j’aurai du demander au chauffeur du bus ! Quel idiot ! Bref, de toute évidence je n’avais pas vraiment le choix.

« Excusez-moi »

La jeune femme qui tenait fermement son bébé contre elle me regarda d’un air surpris. Elle attendait la fin de ma phrase.

« Je cherche un hôtel du nom de « Park Hyatt », vous savez où c’est ? »

Son regard s’écarquilla encore plus. De la surprise, il passa à la gêne et elle me répondit :

« Scusa ! Sono Italiana e non capisco veramente bene il francese…me dispiace ! »

Finit-elle en haussant les épaules d’un air désolé. Une étrangère. Italienne ou espagnole ? Aucune idée…

C’est vrai que les zones touristiques sont remplies d’étranger. Je me suis donc éloigné. J’ai suivit la direction du métro. J’espérais malgré moi rencontré quelqu’un parlant français.

Ce n’est qu’au feu, au croisement d’une rue, que je reconnues quelques fans. Du moins, je supposais qu’elles en faisaient parties. Elles étaient petites, environs 14ans, les cheveux méchés de toutes les couleurs, et portaient des habits plus que voyant. Le visage de la plus grande me disait vaguement quelque chose.

Je me suis approché d’elles et leurs ai demandé mon chemin.

« Toi aussi t’es fan de TH ? »

Mon-t-elle répondu. J’acquiesçais de la tête en espérant pourvoir faire le chemin avec elles. Malheureusement pour moi, il fut autrement.

« Désolée mais on ne peut pas t’aider. Nous on va à NRJ, pas au Park Hyatt »

Elles m’ont vaguement expliqué que je devais me rendre à « Opéra ».
J’avais le souvenir de l’avoir lu sur un arrêt de bus, mais je à présent ne savais plus où j’étais. Je m’étais trop éloigné de mon point de départ. Je n’allais pas non plus rester ici à rien faire ! J’ai préféré continué vers le métro.

J’ai fini par descendre les escaliers menant aux galeries sous terraines, puis j’ai cherché un point de vente pour me procurer un ticket. La queue devant le guichet était si grande qu’elle bloquait la circulation. Je me suis mis à la suite, et j’ai cherché dans le sac de Jeanne un peu de monnaie.

Heureusement pour moi, il lui restait 4€85. J’attendis patiemment mon tour. Après 5minutes d’attente, je me suis mis à me sentir observé. Après un regard furtif autour, je vis un homme noir appuyer contre le mur. Il me fixait d’une manière insistante et gênante. Après observation de moi-même, je conclu que je devais me faire des illusions. C’est vrai quoi ?! Je n’ai pas de décolleté choquant, ni de string et encore moins une mini jupe !

Mon tour vint. Je pris mon ticket et demanda mon chemin à la caissière qui me renvoya au point information situé à deux mètres. Ce que je fis. Mais sous les sifflements de l’homme de couleur qui avait été rejoins par ses amis. Je les ignorais, et me concentrais sur le point d’information. Là, un jeune homme très gracieux me fit un post-it détaillé de mon itinéraire. On ne pouvait pas mieux m’aider !

J’allais partir prendre la ligne qu’on venait de m’indiqué quand un bras se posa sur la vitre de la cabine d’information.

« T’es perdue ? Tu veux que je te raccompagne ?»

Me lança une voix grave. Le noir de tout à l’heure. Quel pot de colle ! C’est pas vrai ! Un peu sur les nerfs, je lui répondis tout de même assez calmement le fond de ma pensée :

« Non ! Merci ! »

Ses copains le raillaient à présent. Ce qui le vexa un peu plus.

« Bah quoi ?! Tu ne veux pas me faire une pipe ? »

Là, c’est moi qui étais sujet de leur rire. Parfois ce n’est vraiment pas drôle d’être une fille ! Surtout quand on croise ce genre de gars débile ! Ca ne m’étonne pas que les filles reste sur la défensive quand on les accoste… tout ça a cause de balourd dans leur genre !
Je laissais un soupir d’exaspérance m’échapper, et commença à partir en direction de la ligne. Je l’entendis m’insulter discrètement.

« Espèce de Putte ! »

Vraiment débile ! Pourvu qu’ils ne me suivent pas… Dans le corps de Jeanne, ça m’étonnerait que j’ai la moindre chance. Déjà qu’en temps que Bill Kaulitz je ne sais pas ce que ça donnerait…

Je passai les barrières automatique et arriva directement sur le quai. Le métro était déjà là. Je couru pour l’avoir. Je montai dedans de justesse. Je les aperçus à travers la vitre. Heureusement, ils n’ont pas eu le temps de monter. Ca m’étonnerait qu’il me retrouve maintenant : Ouf !

A l’arrêt suivant, une foule de gens monta dans le métro. Je me suis retrouvé compressé contre la porte, ne me tenant que partiellement à la barrière. Ce n’est pas vraiment marrant comme situation !




_______________________________Chapitre 20: Tête à tête...




L’interview avec Rock One venait de se terminer. Nous disions encore « au revoir » aux journalistes et à la rédaction que le staff nous accorda quelques minutes de répit avant de partir pour NRJ. Tom me rejoins immédiatement.

Je n’avais pas cessé de repensé aux quelques mots qu’il m’avait avoué juste avant l’interview. Il ne m’oublierait jamais, et ça me réchauffais le cœur de le savoir. J’étais un peu gêné qu’il me rejoigne dès la fin de l’interview. Je ne savais pas vraiment comment réagir après son aveu. Avait-il été sérieux ? Je refusais de croire qu’il ne m’appréciait autrement que comme un passage étrange de sa vie. Après tout : qui oublierais avoir eu pendant une journée un frère fille ?... Et d’un autre côté je souhaitais qu’il en fût autrement pour lui.

Pour tout vous dire, je n’ai jamais eu de préférence pour un membre du groupe. Je me moquais un peu de leur physique du moment qu’il continuait de nous faire de belles chansons. Mais depuis que j’ai eu l’occasion de les connaitre personnellement, je dois avouer que Tom ne me laisse pas insensible. Qui l’aurait crue ? Je n’ai jamais aimé les rappeurs, les dreadeux, et encore moins les garçons fan des One-Night ! Je me remettais sans cesse en place. Je ne pouvais pas l’aimer…ça ne ferai que me blesser.

Ses yeux noisette me regardent de façon insondable. Je ne sais plus quoi penser…je préfère ne rien dire.

Nous montions les escaliers. Il m’invita dans sa suite. Elle est identique à celle que j’occupais pour le moment. Je me sentais mal à l’aise. Il le ressentit et m’invita à m’assoir sur l’un des fauteuils. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre quand il lança :

« Tu sais…pour tout à l’heure…je me demandais… »

Je l’encourageais à continuer.

« Je me demandais comment tu étais en vrai ? »

Après une courte hésitation je répondis à sa question.

« Petite, brune, je ne sais pas trop quoi dire de plus…je suis un peu quelconque tu sais ?! »

Sa main remis une de mes mèches en place. Je me raidis. Mon souffle se coupa durant se court instant. Ses yeux se plantèrent dans les miens, toujours plus intense. Son visage se rapprocha légèrement du miens. Le rouge vint empourprer mes joues. Il ne fallait pas… pas encore. Je me piquai debout instinctivement. Ses yeux me regardèrent, surpris et gênés.

« Je…il faut…c’est où les toilettes ? »

Je ne savais pas quoi dire comme excuse. Et la mienne était vraiment minable.

Je n’ai jamais embrassé personne de ma vie, et l’idée seule de le faire me gêne terriblement. Pas le fait de s’embrasser…mais de mal faire. J’ai peur qu’on remarque mon inexpérience en la matière. De plus, je m’étais promis de ne pas l’aimer plus qu’un ami. Je ne suis rien pour lui, et il n’est rien pour moi. Et puis j’ai vraiment envie d’aller aux toilettes.

Tom m’indiqua la porte. Ce n’est que lorsque je vis la cuvette que mon visage pâlit. Je fais comment ? Debout ? Mais c’est super gênant…et puis je n’ai jamais fait ce genre de chose. Et si j’en mettais partout ? Trop la honte.

Ne me voyant pas revenir, Tom frappa à la porte :

« Tout va bien ?
-Je…oui ! Non !...je ne sais pas !
- Tu ne sais pas quoi ? Ca va ou ça ne va pas ?
S’inquiétait Tom.
-Et bien…je ne sais pas !!!! Je ne sais pas comment faire ! »

Un blanc suivit ma révélation. Ca faisait contraste avec la couleur rouge pivoine de mon visage.

« Tu veux que je t’aide ?...Tu veux que…je te la tienne ?
-Non ! C’est bon ! Je vais m’en sortir toute seule !!
M’affolais-je.
-Très bien. Comme tu veux…» Abandonna Tom.

J’avais décidé. Je ferais comme une fille : assise ! Rien que d’enlever ce que j’avais eu tant de mal à mettre correctement dans le pantalon me gênait terriblement. Je n’avais pas besoin de toucher en plus ! Non merci !

Je fis ma petite affaire et sortis surchauffée de la pièce. Tom était adossé contre le mur et m’attendait. Mon cœur se mit à battre à vive allure.

« Ca a été ? »

Me demanda-t-il. Comme si j’avais besoin de m’étendre sur le sujet ! Comme si je n’étais pas déjà assez rouge comme ça ! Je ravalai ma gêne et sortis un petit « oui ».

Le dreadeux mis sa main derrière ma tête et m’embrassa sur le front.

« On nous attend ! T’as de la chance, tu vas signer des autographes a des centaines de filles en folie ! Viens voir ! »

Il m’entraina vers la fenêtre de sa chambre. En bas, des centaines de fans agglutinées criaient et chantais en cœur. Rien que de savoir ce que ça faisait d’être au milieu, j’étouffais. Tom passa sa main autour de ma taille. Mon ventre sa contracta sous son toucher. Une nuée de papillons virevoltait dans mon bas ventre.

Je regardais une fois de plus la foule. Je n’ai jamais signé d’autographe de ma vie. Je bénissais Bill d’avoir une signature informe et facilement reproductible. Mon regard se perdait au milieu de la foule. Si elles savaient que je suis un imposteur, je ne donnerais pas cher de ma peau. Déjà qu’en tant que Bill…

« Si je tombe au milieu, je me retrouverais nu, griffé, chauve, violé plusieurs fois…pour ne pas dire mort. »

Tom me regarda étrangement. J’avais pensée tout haut. Son visage se décomposa. Je lui souris comme pour le rassurer sur mon état mental et le rassurer lui même.

« Ca me fait penser à un concert. Une fan a réussit a monté sur scène. Elle c’est jetée sur moi. Sur le moment je ne faisais pas le fier…
-Je sais. »
Il me regarda, surpris. « Bah oui ! C’est dans votre DVD Caught on the camera !
-C’est vrai…j’avais oublié. »


Son regard se perdit dans la contemplation de la ville.

«Pas grave. Tu ne peux pas te souvenir de tout ! Il se passe tellement de choses dans votre vie…»

Ses yeux virent rencontrer les miens. Il me sourit avec son air énigmatique avant de dire.

« On y va ? »

J’acquiesçais de la tête. En avant !
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
Atme Weiter
VSD Tokio Hotel
avatar

Nombre de messages : 798
Age : 29
Localisation : Entre les lignes d'un texte
Chanson préférée : Mate mon pseudo et devine x)
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Mer 19 Aoû - 13:48

hééééééé elle est où, la suite ? T_T
J'veux savoir, moi !

_________________
Atme weiter wenn du kannst...Und vielleicht hörst du irgendwo mein s0s im radio...<3

Bonjour, je suis une peste.



Chez moi
Revenir en haut Aller en bas
http://atmeweiter.skyrock.com
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Mer 19 Aoû - 18:54

je l'ai jamais posté parce que personne n'y lisait! =)
si tu veux y lire, tu peux aller sur mon blog...

http://dans-la-peau-de-bill-k.skyrock.com
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
Setsu...<3
New
avatar

Nombre de messages : 27
Age : 23
Chanson préférée : Lonely Day System Of Down
Date d'inscription : 11/10/2009

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Dim 18 Oct - 16:14

Non mais franchement J'adore *_* Je l'ai lu sur ton blog. J'attend la suite avec impatience !! =P
Revenir en haut Aller en bas
http://www.x-zOfia.skyblog.com
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Mar 20 Oct - 22:25

Merciiiiiii!
J'ai un peu de mal pour poster ma suite...j'ai pas le temps! -_-"
Mais je vais faire mon possible! *même si c'est pas encore ce WE que j'aurai le temps T_T *
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
Atme Weiter
VSD Tokio Hotel
avatar

Nombre de messages : 798
Age : 29
Localisation : Entre les lignes d'un texte
Chanson préférée : Mate mon pseudo et devine x)
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Mar 20 Oct - 22:41

T_T

_________________
Atme weiter wenn du kannst...Und vielleicht hörst du irgendwo mein s0s im radio...<3

Bonjour, je suis une peste.



Chez moi
Revenir en haut Aller en bas
http://atmeweiter.skyrock.com
Setsu...<3
New
avatar

Nombre de messages : 27
Age : 23
Chanson préférée : Lonely Day System Of Down
Date d'inscription : 11/10/2009

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Mer 21 Oct - 2:26

=(
Revenir en haut Aller en bas
http://www.x-zOfia.skyblog.com
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Mar 29 Déc - 18:05

__________________Chapitre 21:Prise de tête...

Bill...euh...Jeanne, partit devant. Je la suivais de quelques mètres. Nous descendions les escaliers pour rejoindre la sécurité. Nous nous apprêtions à sortir de l'hôtel quand je retins un peu Tobias, histoire de lui glisser quelques mots.

Ce dernier me regardait, se demandant bien ce que j'allais lui dire.

« Tu veux bien jeter un œil supplémentaire sur El...Lui ?! Je sais pas pourquoi, mais je le sens mal... »

Tobi me fit signe qu'il s'en occupait, même s'il ne comprenait pas mon inquiétude. Je sais que mon frère l'a déjà fait plein de fois ! Ce qu'il ne savait pas c'est que c'était nouveau pour Jeanne. C'est ça le problème !

Laurent sortit un peu avant notre entrée pour pouvoir accéder tranquillement au volant de notre van. Le Talkie-walkie de Tobias se mit à parler. Il était en place, nous pouvions nous avancer. Jeanne passa devant moi. Elle fut la première à sortir. Le vent glacial nous fouetta le visage, mais les cris nous replissèrent le cœur d'une joie infinie. Ca faisait déjà plusieurs années qu'à chaque sortie d'hôtel nous les entendions, mais à chaque fois c'était comme la première fois. Les frissons, la chair de poule, et une poussée d'adrénaline envahirent une fois de plus mon corps. Ca me projetait dans une sorte de mer bonheur. Seul les mains qui s'empilaient les une au dessus des autres, parfois me frappant, et certains « Hallo » me ramenaient a la réalité.

J'étais dans un autre monde. Je n'arrivais plus à penser. Je signais sans relâche mes photos, des CD, des bras que l'on me tendait. Je ne voyais plus personne. Personne à par les fans. Le van se rapprochait de moi. Plus qu'une dizaine de fan et j'y étais... Et Jeanne ?

Cette pensée me ramena peut à peu sur Terre. Une décharge électrique me traversa à la pensée de ne pas savoir où elle était. Je la cherchais du regard. Elle était saine et sauf en train de monter dans le van. Tobias, qui était a côté de moi, mettait sa main sur le dessus de l'embrasure pour qu'elle ne se cogne pas. OUF ! Mes poumons se relâchèrent sous l'effet du soulagement. Je la rejoins.

Georg et Gustav nous suivait de près. Certaines fans, nous faisaient encore signe, et tapait sur les vitres. De bonne humeur, je leur répondais. Serais-ce du à Jeanne ?

Le van démarra. Durant le trajet, je repensais à ce qu'il c'était passé dans ma chambre. Je ne savais pas comment interpréter mon geste. J'ai tout de même essayé d'embrasser mon propre frère ! Ca fait déjà deux fois ce jour que ce genre de dérapage me poursuit. Je me demandais bien ce qui me poussait à avoir cette attirance soudaine.

Juste des mimiques ? Une façon de parler ? De penser ? Juste quelques différences... IMPOSSIBLE. Quand mes lèvres ont faillis ce poser sur les siennes, je ne voyais pas ce corps comme celui de mon frère. Je voyais Jeanne...et juste Jeanne.

Au souvenir de cet instant, mon cœur se mit à palpiter intensément dans ma poitrine. Je détournais le regard du côté de la vitre, pour que les garçons n'interceptent pas mon changement d'attitude.

En apercevant la tour Eiffel, j'entraperçue furtivement une jeune fille petite et brune. Elle parlait avec une jeune maman. Je voyais bien Jeanne lui ressembler. Je repensais à notre conversation. Après tout, peut être m'avait-elle cachée quelques choses. Et si en réalité elle était plutôt laide...

Je m'ôtais cette pensée de la tête. Non. Elle ne m'avait pas mentit. Elle ne m'avait rien caché.

Et puis qu'est ce que ça pouvais me faire ?! Je l'aimais déjà dans le corps de mon frère...alors pourquoi pas dans celui d'un laideron ?! Oui...je l'aime...enfin je crois ! Ca doit être ça... Même si je n'en suis pas sure !
Et si en réalité j'étais juste attiré par le corps de mon frère ?! Si toutes ses mimiques que je vois différemment n'était du qu'au fruit de mon imagination ? Juste un changement de point de vu ?

Car même si j'ai des sentiments envers cette « jeanne », qui me dit que ce n'est pas mon frère qui est juste en train de jouer avec moi ?! J'avais peur de la mascarade, il fallait se l'avouer... Depuis le début j'enfouissais cette peur au fond de moi, voulant croire un peu plus à ce qui s'offrait devant moi... En réalité, je suis perdu. Heureux, mais perdu. D'un coté je voudrais que tout redevienne comme hier, d'un autre, je voudrais que ce jour ne s'arrête jamais...car Jeanne est avec moi.

Je ne sais pas quoi croire, alors je préfère me fondre dans cette idée de vie. Jeanne est dans le corps de mon frère, mon frère n'est pas là... Je veux croire que Jeanne existe et qu'elle est là avec moi. J'ai parlé à mon frère par téléphone. Une simple fan ne pouvais pas savoir ce qu'on c'es raconté. Je refuse de douter de la véracité de Jeanne. Je la regarde. Elle me sourit. Mon cœur va mieux. Le van s'arrête.

« Prêt pour un deuxième rounds ? » me dit-elle, avec ses joues rosé et son sourire angélique.

C'était le même que mon frère, mais en différent.

Nous sommes descendus du van. Les fans étaient là, m'enfermant un peu plus dans cette pièce de bonheur. Cette pièce où mes pensées sont inhibées, ou tout est beau. Aujourd'hui le soleil brille, mais ce n'est pas grâce à moi.

Nous entrons dans les studios de NRJ. Une traductrice nous attend. Elle nous prévient que quelques fans ayant gagné leur concours téléphonique seront dans le studio. David continue de parler avec elle quelques minutes, puis nous les suivons jusque dans les studios. Le présentateur nous annonce. Les quelques fans ce mettent à crier. Son collègue nous présente à la France. Comme si elle ne savait toujours pas qui nous étions...depuis le temps !

Les questions commencent. Comme d'habitude, les jumeaux doivent répondre à un maximum de questions... encore une heure et nous serons de nouveau tranquilles à l'hôtel.


**Point de vu de Bill**


Je sors de la dernière ligne de métro. Je monte les marches de l'arrêt « opéra ». Je me reconnais. Notre hôtel est dans cette rue. Je traverse et rejoins une foule de fans. Elles me confirment que je suis bien arrivé à destination. La plupart sont assissent par terre, d'autre sont déjà contre les barrières de sécurité. Je vois un grade de l'hôtel essayer de canaliser les mouvements de foules. Un autre aide les secours à en porter une.

Ca fait longtemps que je n'avais pas attendu dehors. La dernière fois, c'était pour Nena. C'était il y a longtemps, et ce n'était pas aussi mouvementé. Je décide de m'assoir vers les trois jeunes filles à qui je viens de parler. Je n'ai aucune envie de me retrouvé coincé avec ces folles pour le moment. Je me suis tenu un peu à l'écart, puis une du groupe à commencé à s'énerver :

« Tu crois vraiment que Bill est resté célibataire tout ce temps ?! »

A l'écoute de mon nom, je me suis instinctivement retourné. Qu'est ce que ça pouvait leur faire que je sois célibataire ou non ?!... Ca les étonne tant que ça que je sois resté aussi longtemps seul ?! Elles croient réellement que c'est impossible ? Instinctivement j'ai répondu.

« Bien sur ! Tu crois vraiment que je...euh...qu'il a eu le temps de trouvé le grand amour en étant en tournée en permanence ? Tu crois vraiment qu'il peut rencontrer quelqu'un de sérieux en ne l'apercevant juste une fraction de seconde devant un hôtel, ou a un concert, et même a un after-show ? Tout en sachant que certainement, il n'aura surement pas de temps pour la revoir... Je peux te dire que des fois, il aimerait bien vivre une vie normale ! Mais il ne peut pas...parce qu'il a choisit son destin... il a choisit sa vie à l'âge de 13ans...»

A la fin de mon monologue, leurs yeux se braquèrent sur moi. Tous plus interrogateur les uns que les autres.

« Comment tu sais ça ? »


_______________________Chapitre 22: Pince mi et pince moi sont sur un bateau, pince mi tombe a l'eau...


*


L'interview s'approchait de sa fin. Les fans hurlaient à chaque fois que le nom Tokio Hotel est prononcé. C'était super impressionnant... Enfin ...Je veux dire... c'était impressionnant lorsqu'on se retrouve à la place de Bill, car en tant que fan, c'était plutôt naturel. C'était une drôle de sensation que d'entendre les cris qui vous cassaient habituellement les oreilles, et qui vous énervaient, subitement vous être destinés.

Les questions s'enchainèrent, mais rien de différent par rapport aux autres interviews. Justes quelques blagues vaseuses en plus de la part des animateur d'NRJ. Tout ce que j'ai retenu, c'est que le chauffage marchait super bien. Je commençais à être trempée sous ma veste... J'ai hésité à la poser.

J'avais peur que les fans ce mettent à hurler... Je n'avais pas envie de créer des évanouissements moi ! En plus ça, j'avais la peur de me retrouver avec auréoles sous les bras... Non ! Il ne fallait pas que je retire ma veste ! Bill m'aurait tué si le lendemain dans la presse le gros titre était : « Bill Kaulitz, le chanteur de Tokio Hotel a-t-il un problème de déodorant ? ».

Hors de question, j'ai préféré souffrir.

« Alors ? Toujours célibataire ?! » Lança l'animateur.

Gustav, Georg et moi nous sommes tournés instinctivement vers Tom. Quel allait être sa réaction ? Chacun d'entre nous attendait le pire. Contre toute attente, il ne dit rien. Ses yeux fixaient un point vague au fond de la pièce. Il se mordillait la lèvre et jouait avec son piercing. Ses mains s'agrippaient fermement à son tee-shirt. Il n'allait pas répondre. Il attendait une réponse.

Je pris, après avoir déglutit, la parole. Je ne savais pas trop quoi répondre. Publiquement, ils étaient célibataires...mais qu'en était-il officieusement ? Peut-être étaient-il en couple et souhaitaient-ils enfin dire la vérité ? Je soupirai une ultime fois avant d'oser répondre à contre cœur.

« Malheureusement oui ! Nous sommes toujours célibataires... »

Après traduction, l'animateur repris le fil de la conversation. Je n'osais plus trop reprendre la parole. J'étais tourmentées dans le fait d'avoir eu raison ou tord... A en voir Tom, j'avais tord. Son regard n'avait pas quitté le fond de la pièce. Il regardait toujours le même angle vide. Ses mains c'étaient juste resserré un peu plus sur son tee-shirt, le froissant complètement.

Les fans hurlèrent une dernière fois, et on nous fit signe de quitter le studio dans le calme. Tom se piqua debout, et sans même un regard vers nous, se dirigea brusquement vers la sortie. Ses mains tenaient toujours fixement son énorme tee-shirt. Qu'est ce que je pouvais bien avoir dit de blessant?!

J'ai regardé Georg, qui lui aussi cherchaient une réponse a son comportement. Il partit le rattraper. Lui aussi souhaitait comprendre. En ce qui me concernait, ça me rendait triste. Ca m'énervait aussi. Qu'est ce que je pouvais bien faire pour arriver le blesser à chaque fois ?! Je suis si maladroite que ça ? J'arrivais dans le hall. Georg l'avait rattrapé. Ils parlaient. De quoi ?! J'aurai bien aimé savoir...Quand à Gustav, il me toucha l'épaule. Il me fit signe qu'il souhaitait me prendre à part. Je l'écoutais.

« Tu sais... Je sais que tu es son jumeau et que normalement, tu le comprends avant nous...mais là...je pense que tu es perdu. »

Je le regardais, étonnée qu'il m'ait comprise. M'avait-il découverte? Un frisson glissa le long de mon dos.

« Je ne sais pas si tu te rappel, mais la dernière fois qu'il a été comme ça...c'était suite à Katrin. Quand elle l'a plaqué... C'est parce qu'il est perdu...
-Tu crois qu'il c'est fait plaquer ? Mais par qui ?
-Je ne dis pas qu'il c'est fait plaqué, je dis juste qu'il est confus... Il a dut ce passer quelques choses. Tu sais s'il fréquentait quelqu'un dernièrement ? »


Sur ce, je n'eu pas le temps de répondre que Dujna nous fit signe de la rejoindre illico presto.


**Point de vu de Tom**

Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Avant même que la réponse soit prononcé, je m'attendais a un choc. Pourquoi ? C'est ce que je me suis demandé. Je me suis même surpris à avoir la gorge nouée juste avant. Le même sentiment que lorsqu'on retient nos larmes, cette boule qui vous coupe la respiration et vous empêche de parler. Ce sentiment m'en a rappelé un autre désagréable...celui qui a suivit Katrin. Celui qui me trouait le cœur. A chaque fois je devais faire semblant de l'avoir oublié, et d'être fort. Tom Kaulitz est homme et ne pleurs pas. Ce qui était dur, c'était que mon cœur saignait toujours. Je ne sais pas pourquoi ce sentiment désagréable c'est emparé de moi. Je ne comprends pas...Je ne me comprends pas.

Maintenant Georg est à côté de moi. Il m'a rejoint car il s'inquiétait. Je me suis dit que ça me ferait su bien de me confier à lui. Mais comment lui expliquer ?! Il était maintenant en train d'essayer de comprendre quelque chose que moi-même je ne capte pas. Je ne lui ai pas parlé directement de Jeanne dans le corps de Bill. Je lui ai juste fait comprendre que je crois que j'aime quelqu'un qui n'existe pas...

Pour lui, la phrase que Bill a dite m'a juste rappelé ma rupture. Il m'a ensuite soupçonner d'être avec une fille sans lui en avoir parlé. Il a essayé de me tirer les vers du nez.
« Elle est bonne ? » « Brune ? » « Blonde ? » « C'est qui ? »

Je ne lui ai pas répondu. Nous avons signé la rangé de fan devant les studio d'NRJ, puis nous nous sommes précipité dans le van. J'ai pris soin de nouveau de me remettre en question. Qu'est ce qui cloche chez moi ?! Après avoir retourné mon cœur dans tout les sens, je me suis avoué que l'idée de la rupture n'était peut être pas si fausse que ça... Mais elle voudrait que j'admette ce que je ne suis pas totalement prêt a assumer. Je l'aimerai donc vraiment ?

Sur cette question, le van se stoppa devant l'hôtel.


** Point de vu de Bill**

Là, j'étais mal. Que répondre ? Dans la panique, je me mis à bafouiller...

« Et bien...je...enfin... »

Quand une idée me traversa l'esprit.

« Vous n'avez donc aucune empathie ?! Vous ne vous êtes jamais posé la question de ce qu'ils pouvaient ressentir ?! Vous ne vous êtes vraiment jamais mis à leur place ?»

Ca calma un peu les esprits. Quelques unes d'entres elles approuvaient ce que je venais de dire. Ca me soulageait de savoir que quelques fans pensaient a nous. D'autres quand à elles, voulaient me répondre quelques choses, quand nous vîmes un van noir défilé a vive allure de l'autre côté de l'hôtel. Ils allaient rentrer par l'autre côté. Je me levai, et couru avec le troupeau de fan rejoindre l'autre extrémité du bâtiment. Le van s'arrêta et Tobi vint ouvrir la portière.

Je tentais désespérément de me faufiler dans la foule. Il fallait absolument que Jeanne me voit. Plus je me rapprochais de la barrière, plus les filles étaient compressés. Je recevais des coups dans les côtes, parfois je devais prendre ma respiration pour ne pas étouffer, mais je me rapprochais. Je devais y arriver...jusqu'à ce qu'un mur ce trouva devant moi.

Oui...un mur. Une jeune fille assez corpulente de plus de 2 mètres se retrouva devant moi. Non seulement je n'étais pas visible, mais je ne pouvais pas respirer face à ça.

Je commençais à me sentir claustrophobe. J'ai alors tentée de me faufiler un peu plus sur sa droite. C'est là qu'un jeune homme me pris de haut :

« Non mais tu te crois où ?! T'avais qu'à être là en avance comme tout le monde. »

Je regardais autour de moi. Jeanne allait bientôt arriver à mon niveau. Il fallait que je tente le tout pour le tout :

« Jeaaaaanne !!! Jeaaaaaanne !!! Je suis là !!! Jeaaaanne !!!»

Elle releva la tête et regarda aux alentours. Elle sourit à Tom, et continua. Elle ne m'avait pas vu. Le désespoir s'emparait peu à peu de moi. Il me restait toujours Tom. Il ne savait pas qui était Jeanne, mais peut-être que... Je tentais donc une seconde fois le tout pour le tout en appelant mon frère :

« Toooooom !!! Je suis là !!! Aide-moi !!! Tooooom !!! »

C'est là que les choses ce sont compliquées. Le « mur » ce retourna face à moi. De ses 2 mètres, elle me toisait totalement. Son regard noir se planta dans mes prunelles.

« Ta gueule ! C'est à cause de toi que les TH ont aussi mauvaise réputation !!Tu cris encore une seule fois, et je te fais la tête au carré ! » Me menaça-t-elle.

Pris de panique, je sortis de la foule... De toute façon, ils étaient maintenant dans l'hôtel. Comment allais-je faire pour les retrouver?


*
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Mar 29 Déc - 18:06

_________________________Chapitre 23:Raison et sentiments

*



Nous nous sommes avancés pour signer quelques autographes. Les fans hurlaient nos prénoms. Ce sentiment de plénitude total, je ne m'y ferais jamais. Contrairement à l'allé, je n'arrivais pas à rester dans ma bulle de bonheur. Je jetais malgré moi des coups d'œil furtif envers Jeanne, bien plus nombreux qu'avant. Mon corps réagissait instinctivement. C'est comme si je cherchais une réponse. Je suis un idiot. Je la connais cette réponse, je ne veux juste pas ma l'avouer. J'ai besoin de savoir ce qu'il en est pour elle. J'avais aussi peur qu'elle m'en veuille, qu'elle en ait marre de mes réactions stupide. De toute façon je suis stupide...

Je la regarde encore un peu plus. Nos regards finirent par se croiser. Elle me sourit. Un soulagement de bonheur emplit mes poumons. Je rentre dans ma bulle. C'est ce qu'il me manquait. C'est Elle qui me manquait...

Je n'entends plus tout les cris qui me sont destiné. Ils sont ma dose, ma drogue, la matière première de ma bulle, alors je signe. Je signe tout. Je signe avec le sourire.


***Point de vu de Jeanne***

Je me demande vraiment si Tom fréquente quelqu'un. Hier, je m'en serais moqué comme du premier venu. Aujourd'hui les choses étaient différentes. Je ne sais pas si j'aurai tenu sans lui. On m'aurait surement enfermé dans un asile. Je lui dois tant...mais je ne peux pas l'aider. Je ne lui fais que du mal. Celui qu'il veut, c'est son frère. Je regarde un au alentour, dans la foule, si par chance je perçois une petite tête brune familière. Mais rien... Je ne vis personne.

En regardant au alentour, je croisai le regard de Tom. Il avait l'air bien mieux que tout à l'heure. Je lui sourie, même si mon geste allait surement le blesser une fois de plus. A ma grande surprise, il me sourie également. Je finis de signer la rangée de fans et rentra dans le bâtiment.


***Point de vu de Tom***

J'allais finir ma rangée de fan quand l'une d'entre attira mon regard. Elle était petite, brune, avec des yeux noirs perçant. J'étais persuadé de l'avoir déjà vu quelque part. Elle criait mon nom suivit de quelque chose en français que je ne comprenais pas. Elle était à peine visible, mais son regard resta imprégné dans le mien comme un appel en détresse. Un fois ma rangée fini, j'ai regardé une dernière fois dans la foule, mais elle avait disparu...


***Point de vu de Bill***

Suite à mon altercation avec ces deux fans, je me suis fais discret. Dépité, je me suis rassis sur le bitume à la recherche d'une idée. Je ne pouvais pas les appeler, eux si. Mais en aurait-il l'idée ?! Non. M'ont-ils vu au final ?! Je n'en sais rien. Je me sens très seul. J'ai la gorge noué, et je retiens mes larmes. Des larmes qui finissent par débordées de par ma détresse.

Je suis perdu, perdu et seul, dans une ville que je ne connais pratiquement pas, sans personne pour m'aider, ni penser à moi. Je n'ai plus de solution, alors je pleurs. Je pleurs jusqu'à ce que mes yeux n'ont plus de larmes en réserve. A force de les essuyer, j'ai les joues échauffées, et mes doigts sont plu peu plus gelé.
Au bout d'un temps, mes yeux se fermèrent pour mieux guérir. Il devait y avoir une solution. Je me mis à fredonner quelques mots, discrètement, et étouffés. Ceux qui correspondent à ce que je vis :


Ich bin hier irgendwo gelandet
J'ai atterri quelque part

Kann nicht mehr sagen, wer ich bin
Je ne peux plus dire qui je suis

Hab die Erinnerung verloren
J'ai perdu les souvenirs

Die Bilder geben keinen Sinn
Les images n'ont aucun sens

Oui...elles n'ont aucun sens... Je n'ai que deux personnes sur lesquelles je peux compter en ce moment. Jeanne, et Tom...mon double...sil te plait :


Bring mich zurück
Ramène-moi en arrière

Bring mich nach Haus
Ramène-moi à la maison

Ich schaff's nicht allein hier raus
Je ne réussis pas à m'en sortir seul

Komm und hilf mir Fliegen
Viens et aide-moi à voler

Leih mir deine Flügel
Prête-moi tes ailes


Mon chant s'arrêta par une révélation, ou plutôt par un souvenir. Tom et moi, lorsque nous souhaitions partir incognito dans Paris, nous sortions souvent par la porte des employés, par les cuisines. Il fallait que j'arrive à accéder aux cuisines...mais comment ?! Je me levai, et décidai de me rendre devant la porte. Une porte banale en métal. Elle était entourée de diverses poubelles.

Deux employés fumaient leur cigarette accroupis sur le sol. Ils ne m'ont pas vu. Je me faufile entre les poubelles. Ils ont laissés la porte ouverte. J'ai le cœur qui bat à cent à l'heure. Je fais quoi si je me fais prendre ?! Aucune idée...

J'arrive à rentrer. Je me retourne pour voir s'ils m'ont vu, ils fument toujours. Je suis arrivé saint et sauf dans les vestiaires. C'est là que les cuisiniers et les serveurs mettent leurs costumes de service. Je me souviens que Tom a déjà draguées une serveuse ici. Une belle blonde qui prenait son service. Je ne m'y attarde pas et prend la porte qui mène au Hall de l'hôtel. Mon cœur ne cesse de battre de plus en plus fort. J'ai l'impression qu'il est plus grand qu'en tant normal. Arriverais-je à atteindre les escaliers sans me faire prendre ?! En tout cas, jamais le hall de l'hôtel ne m'aura paru aussi long et périlleux !

Je m'y suis engagé, marchant le plus naturellement possible. Je vis Dujna passer devant moi. Mon cœur s'arrêta une fraction de seconde. Elle ne me remarqua pas. Je continuai mon chemin. Les escaliers se rapprochaient peu à peu...3 mètres, 2 mètres, 1mètre... quelqu'un posa sa main sur mon dos. Un garde de l'hôtel.


***Point de vu de Jeanne***

Je suis à présent dans ma chambre. Tom est là aussi. Georg et Gustav on pensé que ce seraient bien qu'on parle tout les deux. Ils nous trouvent un peu distant depuis l'interview. Si seulement ils savaient...c'est un supplice.

Tom est sur le fauteuil en face du miens, et rien. C'est le silence. Un silence pesant. Je n'ose pas parlé de peur de le blesser ou de me faire rembarrer violemment, quand à lui, il a le regard baissé et fixe ses pieds. Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas quoi dire. Il n'y a rien à dire. C'est à lui de me parler, pas à moi. Malheureusement il n'a pas l'air de vouloir m'en dire plus.

« Tom... Tu sais...je... »

Il leva la tête et me regarda avec insistance. On aurait dit qu'il attendait que je lui dise quelque chose. Une chose qu'il attend. Seulement je ne sais pas ce que c'est « cette chose ». Du coup je poursuis dans mes doutes et ma curiosité, et ce, quitte à être blessé à mon tour. Cette situation ne peut plus durer.

« Je suis désolée. J'ai l'impression d'avoir fait une erreur en disant que vous étiez célibataires »

Son front se plissa. Ce n'est pas ce qu'il attendait. Ma réponse le dérange, il ne s'attendait pas à ce que je reparle de ça. Je continue.

« Tom tu sais, si tu voulais que je dise autre chose, il fallait me faire un signe ! Je ne peux pas savoir ce genre de choses moi !
-Tu n'avais qu'à te taire alors...
-Et toi parler ! »


Le ton de ma voix fut plus sec que ce que je souhaitais faire entendre. Ses mains se rattachèrent à son tee-shirt, comme un enfant s'accroche aux jupes de sa mère. Je m'en doutais, il avait quelqu'un. J'ai été stupide de me faire des films comme quoi il me considérerait comme une personne à part entière, stupide de croire que j'avais peut-être une chance. Je repris plus doucement, presque de façon inaudible.

« Dis Tom... il s'est passé quoi avec Katrin ? »

Ses yeux se plantèrent dans les miens.


***Point de vu de Tom***

Comment savait-elle pour Katrin ?! Par la surprise, mes yeux se plantèrent dans les siens. Je les avais pourtant soigneusement évités depuis le début de notre conversation. Je ne voulais pas qu'elle croit que je lui en veuille, mais je refusais toujours de croire à ce qu'il m'arrivait. Un regard vers elle et tout ce que j'avais construit, tout mon principe pouvait s'envoler. Moi ?! Lunatique ?! Peut être... Je ne croyais simplement plus au coup de foudre, ni en l'amour. Le fait que je ressente quelque chose envers Jeanne est anormal. Je m'étais pourtant promis que ma carapace serait aussi dure que le béton ou l'acier, que jamais personne ne pourrait la percer.

C'était ma résolution depuis Katrin : aimer juste pour la chaire. Ni plus, ni moins. Aimer avec un grand A ça fait trop mal. Elle m'avait fait trop de mal pour que j'y crois encore. C'est pourquoi je me suis toujours complu dans des One Night. Un amour purement animal, sans une once de sentiments.

« Tom ? »

Elle attendait une réponse. C'était surement Gustav qui avait du cafter... Rahh ! Il n'aurait pas pu ce taire ?! Je n'ai pas envie d'en parler. M'en souvenir me fait déjà assez souffrir comme ça !

Je regarde encore une fois son regard insondable. Celui qui fait s'envolée une nuée de papillon dans mon cœur. Quand je croise la lumière de ses yeux, mon cœurs peut atteindre les étoiles, mais je l'ai décidé depuis longtemps. C'est dans mes principes : Tom Kaulitz ne peut pas tomber amoureux aussi facilement. C'est impossible. Il ne vit que de chair, et non d'amour. Sur ce, je me levai et partie dans le couloir....laissant Jeanne seule dans son incompréhension. Désolée Jeanne, mais je ne suis pas celui qu'il te faut.


*


_________________________________________Chapitre 24: Retrouvailles

*


Le garde me fixait avec un air méchant. Mon cœur s'était arrêté une fraction de seconde. Un courant électrique m'avait traversé de la tête au pied. J'étais figé, terrifié. C'est à ce moment là qu'un de ses confrères à l'autre bout de l'hôtel cria :

« Laisses ! Y'a rien à craindre ! »

Au même moment mon portable se mis à vibrer dans ma poche. Numéros entrant : Bill. Le garde me laissa et je décrochais avidement le téléphone, tout en filant vers les escaliers.


***Point de vu de Jeanne***

Encore une fois il est partit. Je ne comprenais vraiment rien à ses réactions. Un coup on était proche et complice, un coup il m'évitait...je ne savais plus quoi penser. Son histoire avec Katrin avait-elle tant de choses à cacher ?

Je me suis allongée sur le lit en me disant que cette histoire devait prendre fin. Sans Bill, Tom est perdu. Je regardais l'heure sur le réveil : « 18 : 06 ». Bill devait surement être sortit de cours maintenant. Je sortis aussitôt le portable de ma poche pour prendre de ses nouvelles. Après quelques tonalités, il décrocha. Bien sur, nous ne nous sommes pas totalement compris. L'essentiel était qu'il me rejoignait dans sa suite immédiatement. Il était à l'hôtel et montait les marches.

J'allais enfin revoir mon corps. J'allais enfin rentrer chez moi ! J'étais plus qu'heureuse à cette nouvelle...un soupçon triste aussi. J'allais quitter Tom, et nous n'allions plus pouvoir nous comprendre. J'aurai aimé que notre histoire ce termine sur un bon souvenir, mais bon...

Impatiente qu'il arrivait, je me levai et me dirigeai vers le couloir. C'est là que je vis ce que je n'aurais peut être pas du voir. Une chose qui me mis hors de moi, ou plutôt qui me blessa au plus haut point.


***Point de vu de Tom***

En sortant dans le couloir, je n'avais qu'une pensée : retrouver le Tom que j'étais avant Jeanne. J'arrivais au bout du couloir quand BINGO !

Elle était plutôt mignonne. Une jeune fille assez petite, brune, aux cheveux long et ondulé, avec un regard noir très expressif, ou plutôt : des yeux révolvers. Elle était pile ce que j'attendais. Celle qui allait me ramener mon statu de coureur de jupon, du vrai Tom Kaulitz, celui qui est adepte des One Night.
Dès qu'elle me vit, elle courut vers moi. Encore une fan qui ne sait pas résister au charme de Tom Kaulitz. Une de plus dont je ne saurais le prénom que pour quelques heures...

« Salut ! »

Commençais-je avec mon sourire enjôleur, celui qui les fait toutes fondre. Sans que je continue, elle se jeta dans mes bras et se mit à pleurer.

« Tu veux qu'on en parles dans ma chambre ? »

Elle ne dit rien et se contente de me serrer un peu plus fort. Elle enfouit sa tête dans mon torse et ses larmes redoublèrent d'intensités avant qu'elle n'avoue entre deux sanglots :

« Tom...I don't understand...I don't understand german... »

Je pris son visage entre mes mains. Elle était si frêle, vraiment pure. Son regard en détresse me fit l'effet d'un électrochoc. C'était la fan de tout à l'heure. J'essuyai ses mains du revers de mon pouce avant de coller mon front au siens. C'était plus que le destin...

Mes lèvres se rapprochèrent des siennes quand Jeanne arriva et nous sépara violement.

« NOOOON ! Pas touche ! »Avait-elle criée.
« Mêles toi de ce qui te regarde ! » lui avais je répondu.

C'est là qu'une intervention inattendue arriva. Une voix de jeune fille, cristalline et pure coupa notre échange.


***Point de vu de Bill***

Je venais de raccrocher avec Jeanne quand je croisai mon frère dans le couloir. Je ne savais pas si Jeanne lui avait dit que j'arrivai, mais sous l'effet de l'émotion, je n'ai pas réfléchit. J'ai couru vers lui. J'étais tellement heureux de retrouver ma moitié, que je n'ai pas réfléchit ni à mon apparence, ni a ce qu'il pouvait penser de moi.
A mon plus grand bonheur, il ne me repoussa pas quand je le pris dans mes bras. Des larmes de joies perlaient à flot sur mes joues. Tom me parlait, mais je ne comprenais rien. Je ne pouvais plus comprendre mon double. Mes larmes redoublèrent d'intensité. Elles étaient maintenant partager entre joie et frustration. Comment lui faire comprendre ?!

Je nichai un peu plus ma tête dans son torse. C'était si bon de sentir son parfum, son odeur si familière. Entre deux sanglots, je lui expliquai du mieux que je pu :

« Tom...I don't understand...I don't understand german... »

Il prit mon visage, et essuya mes larmes. Nos regards ne se quittaient plus. Avait-il compris qui j'étais ?! A le voir coller son front au mien, je pensais que oui. Ce n'est que quand je vis ses lèvres se rapprocher des miennes que je constatai que non. Il ne savait pas qui j'étais. Il flirtait. Il flirtait sans savoir qu'il était avec son propre frère. Je reculai quand je me vis moi, mon vrai corps, repousser mon frère en arrière. Jeanne était arrivée à temps.

Ils ont commencé à se disputer. Ca me faisait drôle de me voir moi. Je ne pensais pas que j'étais aussi grand, ni que ma voix portait autant. Je n'entendais pas ma voix comme ça, vu que je l'entendais de l'intérieur de moi-même. Ce n'est qu'après quelques secondes, que j'intervins. Je ne m'en suis pas vraiment rendu compte. C'est sortit tout seul, surement à la surprise de me voir moi-même.

« Jeanne... »

Mon mot stoppa immédiatement leur querelle.


***Point de vu de Tom***

Comment savait-elle pour Jeanne ?!
Après une courte réflexion, le puzzle se reconstitua dans ma tête. La jeune fille que je venais de dragué n'était autre que...MON FRERE !! BEURK !! D'un autre côté je ne suis pas mieux à fantasmer sur le corps de mon frère...

Je regardai un peu plus cette jeune fille, le corps de Jeanne. Elle était belle. Serait-on vraiment lier l'un à l'autre ?! Etrange... Nos regards se croisèrent. En effet, il y avait un je ne sais quoi de Bill dans ses expressions. J'étais tellement heureux de retrouver ma moitié que mes larmes contre lesquelles je tentais de lutter finirent par s'écouler tout de même.

« Oh Tom... » dit Bill. Le vrai.

Il me prit dans ses bras et me frotta le dos. Ses larmes aussi revinrent humidifiés ses yeux.

« You missed me ...»

M'avoua-t-il en me serrant un peu plus contre lui. C'était surement la première fois que nous étions séparés aussi longtemps. Je resserrai mon étreinte contre lui. Mon regard croisa aussi celui de Jeanne. Elle était attendrit par nos retrouvailles. Je lui souris, le visage encore baigner de larmes. Sourire auquel elle répondit par un autre sourire qui se déforma sous son regard triste. Elle partit dans la chambre de mon frère, nous laissant savourer seul ce moment qu'uniquement un jumeau peut comprendre. Bien que me demandant ce que signifiait son regard, le fait de savoir que Bill était là me fit tout oublier.


***Point de vu de Jeanne***

Dès que je vis Tom s'approcher de mon corps au point de l'embrasser, mon sang ne fit qu'une tour. Je suis intervenu. Certes, son attitude m'avait blessé, mais je ne pouvais pas le laisser embrasser son frère, ni embrasser mon corps.

« Mêles toi de se qui te regardes ! »

Sa phrase m'avait blessé au plus au point. Il avait raison. En tant normal, ça n'aurait pas été mes affaires, mais là il s'agissait tout de même de mon corps. Je crois que ce qui m'a blessé le plus était sa façon de prononcer cette phrase. Je sais que je ne suis rien pour lui. Du moins, si j'en avais des doutes, maintenant tout était clair. Ma gorge se noua, et une aguille se planta dans mon cœur, le pinçant toujours plus fort.

Si Bill n'était pas intervenu, je ne sais pas ce qui se serait passé entre Tom et moi. Je crois que me serais tout simplement enfuit, comme lui.

Puis il y a eu leurs retrouvailles, des retrouvailles touchantes. Surtout Bill... Il restait tout de même ma gêne : je voyais Tom, celui qui venait de me repousser, maintenant il enlaçait mon propre corps. J'avais du mal à voir cette vue, même si le plus insensible aurait fondu devant leurs retrouvailles. Je me sentais intrus.

En croisant le regard de Tom, en le voyant me sourire, l'aiguille fut remplacée par un couteau. J'avais raison : tout ce dont il avait besoin, c'était de son frère. Je n'existais pas vraiment pour lui. Je le savais depuis le début, j'aurai du me faire à cette idée. Oui, j'aurai du...

Mes larmes ne tardant pas à vouloir faire surface, j'ai préféré partir. Je me suis enfermée dans la salle de bain de la suite de Bill. Puis j'ai fondu. J'ai fondu comme jamais encore quelqu'un ne m'avait fait fondre. J'avais si mal. J'étais qu'une idiote ! Depuis le début, qu'une idiote...


*
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Mar 29 Déc - 18:08

____________________________________Chapitre 25: Jalousie et remords

Oui une idiote...je suis une idiote amoureuse...

Mes larmes finirent par s'épuiser et mes joues à sécher. De toute façon, j'étais bien obligé. Ils venaient de rentrer dans la chambre et me cherchaient. Je n'avais pas trop envie de les rejoindre. Si je sortais, je savais que tout finirait et que je n'aurai jamais de réponse à mes questions...Pourtant il le fallait bien.
J'ouvris donc la porte, sortant de ma cachette. Le soleil orangeâtre me brûlait mes yeux déjà bien rouges.

« Ah ! Jeanne ! Te voi... » Il ne termina pas sa phrase. Il faudrait être le dernier des imbéciles pour ne pas remarquer mes yeux rouges et mon mascara rafistolé. Je me sentis mal à l'aise et tenta de faire comme si de rien n'était.

« Ca va ? » me demanda Tom avec son air de ne pas y toucher.

Je n'avais pas envie de répondre. Je me tournai vers Bill, le sourire aux lèvres. Tout était faux et forcé bien sûr, ou presque : car j'avais réellement envie de le rencontrer « pour de vrai ». Et même si la situation était peu commune, ça me faisait plaisir de pouvoir parler à quelqu'un d'aussi parfait que lui.
Tom voyait que je l'ignorais et insistait un peu plus. Bill nous regardait étrangement, un sourire énigmatique en coin. Même à travers mon corps, je n'arrivais pas à sonder ses pensées. Toujours aussi mystérieux...

« Tom...arrêtes ! Je vais bien !
-Alors pourquoi tu es partie précipitamment ?
-Parce que...j'avais un cil dans l'œil ! D'ailleurs il doit toujours y être, il me fait mal ! C'est tout !»


Les larmes remontant aux bords de mes paupières, c'était la seule explication que j'avais trouvé. Tom ne disait plus rien et me regardait. Il finit par dire :

« Ouf ! J'ai cru que tu m'en voulais pour t'avoir crié dessus ! »

Imbécile. C'était le mot que j'avais aux bords des lèvres. Mes forces redoublaient d'intensité pour ne rien laisser déborder. Je ne savais plus qui j'étais à ses yeux. J'existais suffisamment pour qu'il s'inquiète un minimum de notre relation, et pas assez pour qu'elle existe réellement.

Bill roula des yeux et regarda son frère d'un air dépité. Bien sur, la personne concerné ne remarqua pas ce détail et s'empressa de faire les présentations :

« Jeanne, voici mon frère Bill, et Bill voici Jeanne... enfin...je sais que vous vous êtes déjà parlé et que vu les circonstances, vous vous connaissez un peu mais...je voulais le faire de manière officielle ! »

Bill continuait de regarder son frère avec insistance. Ce dernier était tellement heureux qu'il aurait pu rencontrer la Lune. Il ne remarquait pas que sur Terre, il y avait également d'autres personnes qui l'attendaient.


***Point de vu de Tom***

« Tom ! Fais ça dans ta chambre s'il te plait ! Je veux pas la presse a scandale sur le dos ! »

Notre bulle percé à vif par Dujna, nous avons décidé de continuer nos retrouvailles dans la chambre. De plus, je me demandais ce qu'était devenue Jeanne. Elle était partie précipitamment dans la chambre de Bill. J'espérai juste n'avoir pas été trop dur avec elle. Dans mon obsession de redevenir celui que j'étais, je lui ai parlé un peu sèchement. Obsession d'ailleurs qui disparu dès que su que j'avais retrouvé mon frère.
En entrant dans la chambre, nous ne vîmes personne. Nous avions appelé Jeanne plusieurs fois avant qu'elle ne sorte de la salle de bain.

« Ah ! Jeanne ! Te voi... »

La fin de ma phrase resta coincée dans le creux de ma gorge. Je la vis si mince, si frêle, si fragile. Le soleil déclinant teintait sa peau d'une couleur légèrement orangé. Je distinguais de légers tremblements au niveau de ses mains, et ses yeux teintés de rouge me pinçaient la poitrine de remords.

Elle avait pleuré ? A cause de moi ? Je voulais le savoir. Je devais le savoir...mais elle m'ignorait totalement. C'est vrai que j'étais le fautif : à force d'être lunatique je devais la blesser... La preuve ? Il n'y a pas 10minutes que je ne souhaitais plus la voir, et me voici une fois de plus pendu à ses lèvres, attendant une réponse, un sourire...mais rien. Tout était pour mon frère. J'adorai mon frère plus que tout au monde, mais un nouveau sentiment pris place dans mon cœur. Un sentiment que j'avais déjà ressentit il y a très longtemps. Un sentiment que je souhaitais oublier: La jalousie.

Son histoire de cils, je n'y crois qu'à moitié, mais comme elle insistait...je changeai le sujet. Elle le regardait toujours, m'énervant un peu plus. Bill, tu as beau être mon frère, tu n'auras pas Jeanne...


***Point de vu de Bill***

Dès que j'ai vu Jeanne, j'ai compris. J'ai compris à sa façon de le regarder. Elle l'aime.

Quand nous sommes rentrés dans ma chambre, et que Jeanne est sortie de la salle d'eau, il fallait être le dernier des imbéciles pour ne pas savoir qu'elle avait pleuré. C'est ce que je croyais, mais mon frère y cru lui... Enfin, il se voilait juste un peu plus la face... une fois de plus... c'est tout.

Je le vois bien, moi, qu'il tient à elle ! Mais il est tellement coincé par ses sentiments et tellement maladroit que cet imbécile ne fait que la blesser. Je la vois se retenir un peu plus de pleurer, je le vois essayer tant bien que mal de recoller les morceaux... la situation est à la limite du comique.

Je change de sujet pour éviter le drame et tenter de recoller les morceaux que mon frère n'arrive pas à trouver.

« Comment on va faire pour changer de corps ?!
»

Jeanne me regarda d'un air surpris. Elle n'y avait pas réfléchie.


***Point de vu de Tom***

La question de mon frère réunis tout le monde sur un même problème, mettant nos sentiments de côté, ou presque. Jeanne n'avais pas réfléchit a cette problématique, et moi non plus. Tout ce que je sais c'est que fait qu'elle regarde encore mon frère de façon aussi intense m'énerve.

Pourtant moi je la regardais, ou plutôt je l'admirais, je la dévorais des yeux... je cherchai une réponse. Toutes mes conclusions me ramenaient au même point : même après avoir pleuré, elle était magnifique. Mon cœur refit des siennes, laissant s'échapper une nuée de papillons dans mon ventre. Nos regards finirent par ce croiser, pour mon plus grand bonheur.

Elle détourna la tête en me lançant son fameux regard noir. Je sais que j'ai été un imbécile, mais elle pourrait faire un effort... je devrais peut être m'excuser. Elle replongea son regard dans ce lui de mon frère. Ou pas.
Un idée sournoise me vint alors à l'esprit:

« Dans tout les contes, il faut s'embrasser, vous n'avez qu'à essayer ! »

Les yeux exorbités se tournèrent vers moi, comme si j'avais dit la plus grosse énormité. Je pensais qu'ils avaient l'habitude, je suis Tom KAULITZ après tout!
En ce qui me concernait, mes vraies intentions, c'était juste de savoir. Je voulais savoir si mon frère avait des sentiments pour elle. Si elle avait des sentiments pour lui. Rien de plus, rien de moins.

« Ca va pas la tête Tom ?! » me lança-t-elle.
« Bah quoi ! Ce n'est pas un baiser qui va changer ta vie ! A moins que tu n'es jamais embrassé personne... »

Lui répondis je sur un air de défis. Mon frère me tuait du regard. Je savais qu'il détestait embrasser sans éprouver de sentiments. Il regarda Jeanne avant de dire dans un anglais approximatif :

« Si tu veux pas Jeanne, on essaye pas... je comprendrais.
-Mais si c'est vraiment ça la solution, on est bien obliger non ?! »


Le visage de Bill s'assombrit devant cette réalité.

« C'est vrai, tentons ! » finit-il par décréter.

Leurs lèvres se rapprochèrent très lentement, pinçant de plus en plus mon cœur. Quel idiot d'avoir proposé ça! Je m'en veux ! Je refuse d'en voir plus et met mes mains devant les yeux. Ca fait trop mal. C'est alors que Bill me toisa :

« Regardes Tom ! Tu es obligé de regarder ! Assumes, un petit peu ! »

Je relevai la tête et regarda en silence le spectacle...ou plutôt le cauchemar que je m'étais forgé. Bill avait raison, tout était de ma faute. Dès que leur lèvres se touchèrent, le temps d'une fraction de seconde qui me paru une éternité, ma gorge se noua, mon cœur suffoqua, ma respiration s'accéléra, mes larmes me suppliaient de s'écouler, mais je devais tenir bon.

Suite à ce baisé, rien ne se produit. Tout ça pour rien. Echec. Double échec. Un vainqueur. Moi. Le rois des idiots.


***Point de vu de Jeanne***

Quand Tom proposa cette solution, le défi avait emplis ses yeux. Et bien sûr, trop fière pour céder, il a fallu que je lui réponde quelque chose.

« Ca va pas la tête Tom ?! »

Ce a quoi il répondit :

« Bah quoi ! Ce n'est pas un baiser qui va changer ta vie ! A moins que tu n'es jamais embrassé personne... »

Il avait raison. Je n'avais jamais embrassé quelqu'un. Personne, en 21 ans d'existence. C'est vrai que ce n'était qu'un baiser, mais c'était mon premier baiser. C'est pourquoi je suis restée figée, incapable de lui répondre. Bill avait une fois de plus perçu ma détresse :

« Si tu veux pas Jeanne, on essaye pas... je comprendrais. »

Cependant, on ne pouvait pas se permettre de ne pas essayer. Si c'était vraiment la vraie solution, il fallait tenter le tout pour le tout ! Il l'avait compris lui aussi.

Le chemin qui menait jusqu'à ses lèvres, qui étaient en réalité les miennes, me semblait interminable. Je n'avais qu'une hâte, que tout se finisse. Non pas que je répugnais donner mon premier baisé a Bill, mais disons que j'aurai juste préféré le donner à celui que j'aime... à Tom. J'évitais de penser à lui. Nos lèvres étaient sur le point de se toucher, le souffle chaud de Bill se répercutait contre mes lèvres, quand il détourna la tête vers son frère.

« Regardes Tom ! Tu es obligé de regarder ! Assumes, un petit peu ! »

Je ne m'attendais pas à cette intervention de sa part. Tom releva la tête. Je préférai fermer les yeux plutôt que de voir son visage, de supporter son regard. Il n'avait que ce qu'il méritait après tout!

Le baiser de Bill fut très doux et délicat, mais il ne fit rien du tout à part me confirmer mes sentiments envers Tom. Je l'avais trahi. Je l'avais trompé. Je me sentais toujours aussi mal.


***Point de vue de Bill***

Le baiser n'ayant pas marché, je suis revenue sur ma première idée : le collier. Jeanne et Tom était d'accord avec moi. Nous devions parler au bijoutier. Nous cherchions activement le papier cadeau qui enveloppait le collier quand quelque chose vibra dans ma poche.

Le portable de Jeanne. Numéros entrant : « maman ».



_______________________Chapitre 26 : Quand les ennuis continus...


Je restais figé comme un abruti devant le cellulaire. Je ne savais pas quoi faire. Tout le monde se tourna vers moi, Jeanne la première. Elle se rapprocha de moi, un peu tremblante.


***Point de vue de jeanne***


C'était mon téléphone. Je le reconnaissais. Un frisson me parcouru. Je lis la détresse dans les yeux de Bill. Je me suis lentement rapproché, les mains un peu tremblantes. Je ne savais pas qui m'appelait...surement quelqu'un auquel je tenais, quelqu'un qui me manquait.


« Maman »

Je l'avais lu distinctement. Je le comprenais. Je savais qui c'était.
La dernière vibration retentit dans la pièce, puis le mot s'effaça de l'écran. Ce mot resta imprimer sur ma rétine. Ma mère, la personne la plus importante au monde pour moi, celle sans qui je ne serais pas là. Elle s'inquiétait surement...pour moi ? Savait-elle où j'étais ? Ce qui se passait ?

Le silence emplis la pièce. La surprise retenait chacun des sanglots. Personne n'osait bouger. Le cellulaire ce remit à vibrer. Toujours elle. Bill me regardait toujours aussi hésitant.


« ...Décroches... »

Le mot sorti tout seul. Je voulais entendre sa voix. Bill s'exécuta, il me regardait toujours. Sa voix se faisait entendre a travers le combiné. Instinctivement, je le pris des mains de Bill et le colla a mon oreille. Elle criait. Je ne comprenais aucun mot, mais elle était en colère. J'avais l'impression que je ne l'avais plus entendu depuis des siècles. J'étais tellement heureuse de savoir qu'elle était là que j'avais envie de lui dire a quel point je l'aime. Mes lèvres s'apprêtaient à prononcer ces quelques mot quand Bill me repris vivement le combiné des mains. Il lui parla en français.

Il ne savait pas trop quoi dire. Je perçais l'hésitation de sa voix à chacun de ses mots. Il y eu un silence, puis il raccrocha.

Tom et moi le regardions attentivement. Nous souhaitions tous savoir ce qui c'était dit.

« Je dois rentrer. » nous avoua-t-il en anglais. « Ton père m'attends en double file devant l'hôtel. »

Je me figeai. Il allait rentrer chez moi, les voir à ma place. Ils me manquaient. Et si je ne les revoyais plus jamais ?! Tom posa une main sur mon épaule et tandis quelques choses à son frère.

« Tu vas me manquer ! J'espère que tout ça finira vite... »

Lui avait-il dit. Bill prit le bout de papier entre ses mains. Je le reconnu tout de suite. C'était celui qui enveloppait le collier. Il nous sourit, puis me fit signe de me rapprocher.

« Prends soin de mon frère... il tient beaucoup a toi !» me chuchota-t-il dans le creux de l'oreille.

Je ne savais plus quoi croire. Il s'écarta, et tout en nous faisant signe des mains depuis le couloir, il me cria :

« T'as pas intérêt a abimé mon corps ou a faire des choses bizarre avec ! Je te fais confiance ! Prenez soin de vous ! »

Ce fut ses derniers mots avant qu'il ne passe l'angle qui menait aux escaliers.


***Point de vu de Tom***

Ca y est, il est partit. On se retrouve tout les deux. Seuls. Comme deux imbéciles...on ne sait pas quoi se dire. Je prétexte aller prendre une douche pour mettre fin à notre gêne. Elle rentre dans sa chambre, moi dans la mienne.

Juste avant je croise Georg dans le couloir qui me dit de ne pas trop trainer pour le dîner cette fois ci, puis je me retrouve seul. Je suis seul. Plus de Bill, plus de Jeanne. Mon prétexte devient alors une réalité. Je me déshabille et commence à me faire couler un bain. Je m'y glisse et ferme les yeux. Je repense a tout ce qu'il vient de se passer. Je repense à mon frère. Je repense au corps de Jeanne que j'ai faillit embrasser. Je repense au baiser entre Bill et Jeanne. Je repense à ma souffrance. Je repense au visage décomposé de Jeanne durant nos retrouvailles. Je repense à son expression quand le téléphone a sonné. Je pense à elle, tout simplement.

Peut être que je devrais aller m'excuser. Après tout, je me suis comporté comme un imbécile avec elle. Peut être que je devrais tout lui dire...ou pas.


***Point de vu de Jeanne***

La phrase de Bill ne fait que ce ressassé dans ma tête.

« Prends soin de mon frère... il tient beaucoup a toi !»

Je ne sais plus quoi croire. Je suis un peu perdue. Tom est partit prendre sa douche. Je devrais faire de même, vu que j'ai transpiré pendant l'interview d'NRJ mais je n'ose pas. Pourtant ça me changerait les idées. J'ai décidé après une longue hésitation d'y aller. Je suis resté en slip, et je suis entré sous la douche. L'eau qui coulait me laissa songeuse. Je repensais à ma mère. Je repensais à Tom... Un sanglot s'échappa de ma gorge, provocant le chut irrévocable de mes larmes. Elles se mêlèrent à l'eau qui ruisselait déjà sur mon visage. Je pensais pourtant ne plus avoir assez d'eau pour pouvoir pleurer. Je me trompais.


***Point de vue de Bill***

Je me suis précipité vers la sortie sans vraiment réfléchir. L'homme que je supposais être le père de Jeanne m'attendait en double file. Je me suis faufilé comme j'ai pu à travers la sécurité. J'ai même entendu un garde s'étonner de ma présence dans l'hôtel, mais il n'eut pas le temps de réagir que j'avais atteins la portière du véhicule. A court de souffle, je subis les yeux réprobateurs du conducteur. Je n'eu pas le temps de m'excuser qu'il me mit un sac de sport sur les genoux et m'annonça :

« La prochaine fois, n'oublis pas que tu as danse ! On est lundi ! »

Sur ce, il démarra et se dégagea lentement de la foule qui s'appuyait sur la voiture. Je n'avais toujours pas réalisé où j'allais. Ce n'est qu'une fois arrêté devant le bâtiment que des frissons fatalistes dévalèrent mon dos. Un bâtiment typiquement français, style renaissance, où gisait une plaque « Valentino : Danse Moderne Jazz ».

Là, j'étais mal.

Certes, de la danse, j'en avais fait. Malheureusement j'ai toujours eu deux pieds gauches. Mon corps a également toujours du mal avec le rythme. J'ai pris mon baluchon dans mes bras, le resserrant mécaniquement contre ma poitrine, et entrepris de rentrer. J'espérais au moins qu'après un tel supplice, la situation entre mon frère et Jeanne s'améliorerait... Moi, danser... je n'y croyais toujours pas.

Mon frère prend encore aujourd'hui un malin plaisirs à raconter à tout le monde mes exploits en danse. Je le déteste quand il fait ça. Encore heureux que lorsqu'il en parle, maman n'est pas dans les parages, sinon tout le monde aurait droit au visionnage de la cassette vidéo. Rien que dit penser, mes poils s'hérissent.

Dans l'entrée, une jeune femme pris mon nom et me demanda de me diriger vers les vestiaires. J'eu la chance qu'a se moment là une jeune fille sortit d'un couloir et me salua. Je n'avais plus qu'à la suivre. Elle me demanda des nouvelles durant le trajet. Nouvelles, que j'ai du totalement inventer. Je priais pour qu'elle ne me demande pas son prénom, ou celui d'une connaissance.

On arriva devant une porte. Tout en parlant, elle l'ouvrit. C'était...LA porte. Instinctivement, par respect, et aussi par gêne, je mis mes mains devant les yeux. J'avais également peur de l'effet que pouvait me faire ses jeunes filles en sous vêtements...

Je n'avais pas réfléchit que mon entre jambe ne risquait pas de se gonfler.


***Point de vue de Jeanne***

L'eau devint froide, et je du sortir de la douche. Maladroitement, mais surtout pudiquement, je changeai de slip et m'habilla de façon plus décontractée. Après maintes recherches, j'avais trouvé son fameux pantalon de jogging turquoise ainsi qu'un tee-shirt. J'essorai ses cheveux partiellement dans une serviette et les démêlai quand on frappa à la porte.

J'ai regardé une dernière fois mes yeux encore rosé dans le miroir, pris la paire de lunette de soleil posée sur la table basse, et me dirigea vers la porte. Surement Georg ou Gustav qui venait me prévenir qu'on allait dîner...
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Mar 29 Déc - 18:09

________________Chapitre 27: Les trucs de filles

J'entrouvris la porte pour savoir si mes pronostiques étaient juste. Après un bref coup d'œil, je ne vis personne. J'entrouvris alors complètement la porte espérant découvrir celui ou celle qui avait frappé. J'ai parcouru du regard le couloir sans succès. Personne.

Je m'apprêtais à refermer la porte quand quelque chose la bloqua. Je sortis de ma chambre pour voir ce qui l'empêchait de se fermer. Je m'aperçu a que quelques tiges dépassait dessous la porte. Un bouquet ? Pour moi ? Pour Bill ? De qui ? Pour quoi ?...de toute façon, il ne peut pas être pour moi !

Je le décoinçai et le prit avec précaution dans mes mains. Qu'il était beau ce bouquet de rose rouge et de fleur blanche! Je ne savais pas si l'auteur en connaissait sa signification mais...la rose rouge, c'est la rose de la déclaration...Surement qu'il le savait ! C'est une signification assez commune ! Mais alors, pour qui est-il ? Peut être que quelqu'un l'a oublié ici ? Ou fait tombé ? Et c'est quoi ses fleurs blanches ?

Je scrutai une nouvelle fois le couloir, sans succès. Il n'y avait personne. Après tout, peut être que c'était Bill le destinataire ! De la part d'une fan ? Je cherchai un mot entre les pétales, un numéro,... mais rien. Ce bouquet était sans mots ni nom. La seule chose que je savais, c'est qu'il n'était pas pour moi...

Personne ne sait que je suis ici à part Tom, et ce n'est pas lui qui m'offrirait des fleurs...un bouquet d'ortie peut être ! Mais pas des fleurs...

Je réfléchissais toujours sur le pourquoi du comment de la présence de ce bouquet quand Georg arriva à moi.

« Hey ! Bill ! Tu tombes bien ! Notre table est prête ! Gustav est déjà en bas, tu viens ?
-Oui, bien sur... Je meurs de faim !
-La période 7 saucisses est de retour ?!
-Noooon ! J'ai juste faim ! »


Georg rigole, et je souris aux souvenirs des bonnes joues de Bill lors des NRJ Musique Awards. Georg me fait signe de la main et commença à partir dans une direction opposée au restaurant.

« Au fait, beau bouquet ! »

Me lança-t-il en s'éloignant un peu plus. Je posai le bouquet dans ma chambre et me dirigeai par conséquent vers les escaliers, direction le restaurant. C'est à ce moment là que Georg revint vers moi en courant.

« J'ai oublié de te demander : Je cherche Tom, tu l'aurais pas vu ?! »

Je lui répondis en lui expliquant notre conversation, et le fait qu'il devait prendre une douche... mais Georg m'assura qu'il n'était pas dans sa chambre. Légèrement inquiètes, je le rassurai tout de même en lui disant qu'il devait surement déjà être au restaurant. Je sais que je suis stupide de m'inquiéter pour lui, mais c'est comme ça...on peut cacher nos sentiments aux yeux des autres, mais pas les contrôler.

Sur ce, nous sommes descendu voir si Tom était au restaurant. En effet, il était bien là. Je ne l'ai jamais trouvé aussi beau que ce soir là. C'est sur qu'on ne voit pas tout les jour Tom Kaulitz en costard. Son regard se détourna dès qu'il me vit entrer dans la pièce. Pourquoi cette gêne entre nous tout à coup ?

« Vous en avez mis du temps ! » s'exclama Gustav. « Ca fait au moins un quart d'heure qu'on vous attends Tom et moi. »

Malgré moi, un soupir de soulagement franchit mes lèvres. Pendant que Georg expliquait qu'on cherchait monsieur Tom partout, nous nous sommes joignit à la tablée. Bien sur Tom n'échappa pas aux remarques de ses compères sur son élégance inattendue.


***Point de vu de Bill***

Je suis toujours dans cette pièce remplit d'œstrogène et qui, dans d'autre circonstance, me rendrait très mal à l'aise. Je suis tout de même mal à l'aise...mais ça ce voit pas. Disons juste que j'ai pris conscience que le fait d'être dans un corps de fille n'avait pas que des désavantages.

« Jeanne ?! T'aurais pas du déo s'il te plait ? »

Je me retourne et me retrouve devant deux obus. Je crois que j'en ai pas vu d'aussi gros depuis...depuis quand ? Jamais en fait. Je suis stupéfait devant la taille mammaire de la jeune fille devant moi. Et moi qui pensait que les danseuses étaient toute des planches à pain ?! Mon regard est comme aimanter par sa poitrine protubérante, délicatement soutenue par de la fine dentelle.

La jeune fille s'impatiente et réitère sa demande.

« Youhou ! T'as du déodorant à ma prêter Jeanne ? »

Je relève la tête. Cette fille fais bien 20cm de plus que moi. Je reste encore un peu sous le choque, oscillant de ses yeux à se qui s'offrait à moi.

« Tout va bien Jeanne ? »

Sa question me remit un peu les idées en place. Bill, t'es qu'un imbécile...

« O...Oui. Tiens... »

Lui répondis-je en lui tendant le flacon. Elle me remercia et partie finir de s'habiller.

« Bill, t'es qu'un gros pervers... »

susurrais-je entre me dents. La fille qui se tenait à moins d'un mètre de moi me regarda de travers. Malheureusement pour elle, elle fut prise sur le fait.

« Quoi ?! » la provoquais-je, un semblant de curiosité dans ma voix.

« Rien...rien...c'est juste que... je croyais que Bill était une sorte de fantasme chez toi! »

Sa réponse me laissa sur les fesses. Moi ? Le fantasme de Jeanne ?! Zut ! Encore une fille que mon frère m'aura piqué...si on peut dire ça... d'ailleurs, j'espère que ça c'est arrangé entre eux.


***Point de vu de Tom***

Durant tout le repas, j'ai évité soigneusement le regard de Jeanne. Et ce, même s'il était caché derrière ses lunettes de soleil. Je sais ! Je suis stupide !

D'ailleurs je me suis demander pourquoi elle avait mis ses lunettes de soleil alors qu'il faisait nuit. Je sais que Bill fait pareil, mais c'est quelque chose que je n'ai jamais compris. Il n'y pas besoin de lunette de soleil pour pouvoir frimer !

Bref ! La raison de ma gêne, c'est moi. Je me suis décidé à m'excuser envers elle. Je me suis même dit qu'il faudrait qu'elle sache ! C'est pour ça que, même si ce n'est pas dans mes habitudes, j'ai acheté un bouquet de fleurs. J'ai pris cette idée du téléfilm qui passait quand je suis sorti de la douche. Je me suis habillé, et j'ai demandé au room service de m'apporter un bouquet de fleur.


FLASH BACK

Un bouquet ! C'est pas mal ça comme idée ! Je décroche le téléphone et compose le numéro du room service :

« Hotel Park Hyatt room service bonjour ! Que pouvons-nous faire pour vous ?
-Bonjour...euh...J'aurai besoin...de...d'un bouquet de fleur !
-D'accord monsieur, ne quittez pas, je contact le fleuriste. »


Après quelques minutes d'attentes sur du Mozart, la jeune fille reparla à travers le combiné.

« Quels fleurs souhaitez-vous pour la composition du bouquet ? »

Scheisse ! Je n'y connais rien en fleurs !!! En plus je suis sur que les filles ça connait toutes les significations...c'est bien un truc de fille ça! non?... Il ne faudrait pas qu'elle se retrouve avec un bouquet qui veut dire « je te déteste »...

Je regarde une fois de plus la télé. Le héros offre des roses à sa dame. Le scénario classique. La bonne femme dit que la rose rouge, c'est la rose de la déclaration. Ca je savais...

« Monsieur ? Vous êtes toujours là ?
-Oui...Vous n'avez qu'à mettre des roses...des rouges. Et puis avec, vous avez qu'à mettre quelques Gardénia. »


Je me souviens que ma mère adorait cette fleur. Mon beau père lui en offrait régulièrement quand il ne sortait pas encore ensemble. Elle nous a toujours dit qu'elle signifiait « amour inavoué ». Ca correspond plutôt bien à la situation...ou pas.

J'ai mis mon seul costard. Le seul XXL que je connaisse. Et j'ai attendu l'arrive des fleurs. A peine 10 minutes plus tard, elles furent entre mes mains.

« Souhaitez vous laissez un mot ? »

Je lui fis signe que non. La jeune Stewart posa tout de même la petite carte sur ma table puis partie.

Le grand moment était venu. Je pris le bouquet, une grande bouffé d'air, et me dirigea vers la porte de la chambre de mon frère. Je suis resté un long moment devant, hésitant entre oser frapper et m'enfuir...


FIN DU FLASH BACK


J'ai choisis les deux. J'ai frappé à la porte, et je me suis sauvé. Je n'ai pas osé l'affronter. Je me suis sauvé comme un minable. Tom Kaulitz est un coincé... Tom Kaulitz n'a pas de couilles ! Plutôt ironique quand on sait que je suis le seul qui n'est pas vierge !

Durant tout le repas, je me suis demandé si elle avait trouvé les fleurs, si elle les avait aimées, si elle avait deviné qu'elles venaient de moi...si elle avait deviné qu'elles étaient pour elle... Je n'ai eu aucune réponse. D'un autre côté je ne lui ai posé aucune question. Je me suis contenté de l'observer, de penser, de l'éviter...je fuis...je suis un trouillard, un coincé des sentiments !

Le repas c'est terminé, et nous sommes chacun remonté dans notre chambre. Nous nous sommes souhaité bonne nuit de la main, avec un sourire gêner, et c'était fini. La soirée était finie.

Je ne me suis jamais senti aussi lamentable que ce soir là. Je regardai mon reflet dans le miroir, observant ma tenue inutile...aussi inutile que moi et mes stupides efforts... Je m'assois sur mon lit, et voit la carte qui allait avec les fleurs...

Tout n'est peut être pas perdu...


____________________Chapitre 28: Révélations


Le repas est terminé et je me suis retrouvée une fois de plus seule. C’est drôle comme on peut changer d’avis ! Il y a quelques jours, j’adorais ma solitude. En rentrant des cours, je m’enfermais seule dans ma chambre une heure…ça m’apaisait. Mais là, je me sens vraiment seule.

Je ne sais pas si c’est du au fait d’avoir entendu ma mère au téléphone, ou à l’ignorance subite de Tom, mais je ne supporte plus ce silence autour de moi. Je ne supporte plus le fait d’être seule. Après réflexion, la solitude n’est peut être pas la cause de mon mal être. La vérité, c’est que je me sens abandonnée…ou plutôt oubliée.

Je ne peux pas en vouloir à ma mère, elle ne sait pas. Pourtant l’entendre parler à Bill, savoir que ce n’est pas moi qu’elle attend ce soir à la maison, ne même plus comprendre ce qu’elle dit, me fait ressentir ce sentiment d’oublis. Si elle savait comme elle me manque ! Elle, mais aussi mes frères et sœurs, et même mon beau père. Ce n’est pourtant pas la première fois que je découche, toutefois aujourd’hui la situation est différente : c’est plus dur. Il pourrait arriver n’importe quoi à Bill Kaulitz que ma famille n’en serait pas émue. Elle aurait surement une pensée pour ce qu’il pense être « moi », ils se diraient : « Faudra que je le dise a Jeanne »…cependant ils ignoreraient toujours la vérité. Dans ce corps, je ne suis rien pour eux à part « l’idole de Jeanne ». J’en viens même à douter sur ma propre identité...

Sur cette pensée, une nouvelle larme s’échappe. La vilaine roule le long de ma joue et se meurt dans le creux de mon cou. Je crois que je n’ai jamais autant pleuré en une journée. En temps normal, je ne suis pas quelqu'un qui pleurs facilement...

« Toc. Toc. Toc. »

Quelqu’un frappe à la porte. Je ne réponds pas. Je suis assise sur le rebord de la fenêtre, et je continue à contempler Paris. Les villes de nuit sont magnifiques. J'essaye de trouver ma maison. J’entends que la porte s’ouvre.

« Jeanne ? »


C’est lui. L’entendre prononcer mon nom provoque une marrée de frisson dans mon dos. Je tourne la tête un peu plus. Je ne veux pas qu’il sache. Je ne veux pas qu’il me voit pleurer. Et puis Paris, c'est si jolis!

« Je peux entrer ? »

Je ne réponds pas. Je ne peux pas répondre. A l’entente de mon prénom ma gorge c’est noué. Les sanglots deviendraient audibles si je parle. Je ne veux pas qu'il sache. Il n'a qu'à continuer à m'éviter.

Le bruit de ses pas, le bruit du frottement de son pantalon, le son de sa respiration…tout m’indique qu’il se rapproche. Je lui tourne le dos, mais pour combien de temps encore ? Je ne sais pas...

« Jeanne…je…je voulais m’excuser. »

S’excuser ?! De quoi ! De jouer avec mes sentiments ? Peut être… Mon cœur se serre. Tiens bon Jeanne!

« …je te demande pardon… »

Sa main se pose sur mon épaule. La chaleur provoquée par son contact me brûle la peau. Que faire ? Mon cœur tape de plus en plus fort contre ma poitrine. Je sens que je l’énerve à ne pas répondre…

« S’il te plait regardes moi ! JEANNE !!!»


Il me retourne. C’est fini. Je le vois à son expression. Je suis découverte.

« Mais...Tu pleurs ?! »

Il essuie mes larmes avec son pouce. Plus il tente de les sécher, plus de nouvelles apparaissent. Son regard...il me manquait. Il me prend dans ses bras. Je me loge contre son torse. Instinctivement, je serre son tee-shirt dans mes mains. Il resserre un peu plus son étreinte et me chuchote :

« Je suis désolé…
-T…tu…n’as…p…pas…à…t’excuser !…c…c’est…moi…t…toute seule…qui…qui…
- Chut… me dit-il en me frottant le dos. On en parlera plus tard… pour le moment pleurs et vides toi…on a tout notre temps...»


Il attendit patiement que mes spasmes disparaissent, et que je sois totalement calmée. Son tee-shirt était totalement trempé par ma faute. Comment pourrais-je lui en vouloir après ça ?… Tom, tu as raison : tu es le soleil…tu brilles et chasses les nuages…

« Merci Tom »


***Point de vu de Tom***

La voir dans un état pareil me mettais dans une impuissance totale. Quand une fille pleurs, il n’y a rien de pire à regarder. Ca vous fend le cœur. C’est pour ça que j’ai toujours largué les filles par texto. Si c’était un One night, je n’avais pas besoin de lui dire, elle comprenait toute seule. J’ai été horrible avec ces filles, et la voir pleurer Elle me fait prendre conscience de ma cruauté.

Je dois avouer que même si elle est dans le corps de mon androgyne de frère, c’est tout aussi insupportable. C’est d’autant plus insupportable qu'elle est quelqu’un qui m'ai chère…Mais je ne le nie pas, je suis aussi coupable. Même si elle le dément, je suis sûre que je contribue à sa douleur… C’est ce qui fait de moi le pire des hommes. Je suis immorale.

Comment puis-je me permettre une seule seconde de lui demander pardon ? Comme puis-je un instant me dire que je l’aime, moi qui la fais souffrir avec ma stupide fierté ? Peut être parce que l’être humain est imparfait et qu’on a tous droit à une seconde chance…Non. C'est de l'égoisme. Je l'aime...

« De rien. Tu veux bien me pardonner ? »

Elle acquiesce, une légère gêne encore dans les yeux. Mon cœur est enfin libéré d’un de ses fardeaux. Je le sens, je vais pouvoir lui dire.

« Tu sais, je suis venu pour m’excuser, mais aussi pour…te raconter une histoire »

Elle me regarda attentivement, ne décrochant son regard du mien pour rien au monde. Le sang battant le long de mes tempes, je commence mon récit :

« Il était un fois, un garçon dont le groupe était devenue célèbre comme part enchantement. A cette époque, il était toujours célibataire et voulait donc profiter de sa célébrité pour sortir, s’amuser, et rencontrer de nouvelles personnes. Un soir, il la croisa. Elle était tout ce qu’il recherchait : belle, bien faites, avec un cerveau, et elle aimait rire… Il a donc passé la soirée à s’amuser et il a commencé à flirté avec elle.

Il l’aimait. Elle aussi. Ils sont donc sortis ensemble.
Seulement la jeune fille avait un défaut : elle était trop belle. Le jeune homme avait donc du mal à partir trop loin d’elle. Il lui envoyait des texto, auquels elle finit par ne plus répondre tellement ils étaient nombreux. Ce n’était pas qu’il n’avait pas confiance en elle, il avait peur des autres. Il n’était pas rassuré quand il n’était pas avec elle. Il avait raison. Ce qu’il n’avait pas remarqué, c’est qu’elle aimait s’amuser.

Il l’étouffait. Elle l’a trompé. Il a pleuré.
Pleuré comme il n’avait jamais pleuré. Elle lui avait brisé le cœur. Il n’avait plus envie de rien. Un jour, il l’a croisé avec son nouvel amant. Dès cet instant il a décidé que plus rien ne serait comme avant. Pourquoi serait-elle la seule à s’amuser ? Il a commencé à sortir avec la première venue, juste pour une nuit. Les joies de l’amour sans les peines. Il se rendait bien compte que ce n’était pas une réelle solution. Mais il préférait le mensonge que revivre une trahison…alors il a continué. Jusqu'à ce que la blessure disparaisse. Son cœur c’est enfermé jusqu’à devenir inexistant.

Il ne comptait plus les filles. Il n’en aimait aucune. Il a été horrible avec toute.

Puis un jour il c’est dit que ça ne pouvait plus durer. Il a cherché une relation stable. Le problème c’est qu’il a du mal à rouvrir son cœur maintenant. Il a peur de la rechute…[/center]
-Le garçon c’est toi…et la fille c’est…Katrine ?… »


Souffla-t-elle discrètement, le regard baissé. Qui lui en avait parlé ? Peut importe. Maintenant elle savait…Je guettais sa réaction. Elle me prit les mains et les serra très fort. Ses yeux revinrent plonger dans les miens. Avec un regard assuré, elle m’avoua :

« Ne t’inquiètes pas Tom…moi je sais que ce garçon peut y arriver. C’est normal d’avoir peur, mais s’il n’essaye pas, il ne pourra jamais savoir s’il y serait arrivé. Il a déjà assez souffert, il n’a plus qu’a prendre la vie du bon côté. Au moins il ne vivra plus dans le doute…»

Je suis sur à présent. Je peux lui dire. Mon cœur est sur le point d’exploser dans ma poitrine. Je l’aime. Je le sais. J'en suis sûre. Elle doit savoir, et je veux savoir. Mon regard est toujours plongé dans le siens. Je me rapproche légèrement de son visage. Je sens son souffle sur ma peau. Je la regarde toujours. Une nuée de papillons s’envole dans mon bat ventre. Mon cœur bat de plus en plus vite. Je me lance…

« Jeanne, je t’… »


Quelqu’un frappe à la porte. Mon cœur ratte un battement. La pression retombe. Jeanne se lève et part ouvrir.
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Mar 29 Déc - 18:12

__________________________________Chapitre 29 : Dance or not?

Après m’être imaginé ce que mon frère et Jeanne aurait pu ce dire, le tapotement sur l’épaule de la fille à côté de moi me ramène à la réalité.

« J’y vais, je t’attend dans la salle de danse… »

La jeune fille de tout à l’heure me rend également le déodorant de Jeanne. Mes yeux une fois de plus fixe cette partie bien bombée. Je suis trop bête parfois. Dire que ça fait déjà presque un jour que j’ai une poitrine et que je n’en profite même pas ! D’un autre côté, je n’ai pas envie de passer pour un pervers…et après le moment que je viens de passer, je préfère éviter. Je regarde autour de moi. Un groupe de fille quitte le vestiaire. Si ça continue comme ça je vais être en retard.

En fait je n’ai toujours pas ouvert le sac de peur d’y découvrir des collants et un body rose. Pourtant il faut que je m’active un peu, il ne reste plus que deux filles dans les vestiaires. C’est avec appréhension que je commence à faire glisser la fermeture éclaire. J’en ai des sueurs froides, mais ça y est, le sac est ouvert. Je plonge délicatement ma main à l’intérieur et tente de faire sortir ce qui s’y trouve.

Première nouvelle, ce n’est pas rose…

Je tire un peu plus dessus, et les habits sont enfin extraits du sac. C’est un tee-shirt gris et un jogging.

OUF !

Je me dépêche de le mettre. Les dernières filles sortent de la pièce me laissant seul avec mon appréhension sur le cours. Et si on me demandait de faire le grand écart ? Ou même la perche ? Aie…je ne préfère pas y penser.

Enfin prêt, je sors et me dirige vers la seule porte ouverte du couloir. Bien sûr, je suis le dernier à arriver. On pourrait appeler ça « Comment se faire remarquer au moment où on veut être discret et se fondre dans le décors ? »…appeler Bill Kaulitz.

La prof me dit de vite m’assoir, ce que je fais très rapidement. Je choisis bien ma place…tout au fond. Elle fait l’appel, et nous dit de nous échauffer en courant partout dans la salle. Ironie du sort ? Je déteste courir. Pourquoi je demande la voiture même pour passer d’un magasin à un autre à votre avis ? En fait, je déteste les activités physiques en général. Pour Jeanne, je fais un effort. Je commence à trottiner même si c’est sans entrain à travers la pièce. Je ne sais pas si c’est le manque d’activité sportive, le plat de midi, ou le malaise fasse aux escargots, mais je ressens une légère douleur dans le bas ventre. J’ai le souffle court.

Après avoir couru pendant deux chansons, viens ensuite les étirements. Au début, la professeur nous fait faire des choses assez simple. Des contrôles de mouvements et de respiration en sont la base. Je n’ai pas trop de problème, j’ai fais se genre de chose pendant ma rééducation vocal. C’est après que les problèmes commencent.

« Mettez vous par deux, et faites comme Jeanne et moi ! »

Pourquoi fallait-il qu’elle me désigne ?! Elle n’aurait pas pu m’oublier ?

« Met toi face au mur et assis toi jambes tendue, pied contre le mur… »

Je m’exécute, même si un énorme pressentiment me tord les intestins. J’ai l’impression que mon mal de ventre s’intensifie. C’est surement le stress.

« Doucement, tu va écarter les jambes jusqu’à rapprocher ton bassin du mur… Regardez bien vous autres au lieu de papoter !!!»

Mon dieu. J’avais raison… Elle essaye de me faire faire le grand écart facial !! Des sueurs froides descendent le long de mon dos. Elle est derrière moi et je me dois d’exécuter ces ordres à la lettre. Je me répète un nombre incalculable de fois que je le fais pour Jeanne. Je me persuade qu’elle en fait autant pour moi. Plus j’écarte les jambes, plus elle me pousse contre le mur. C’est pas possible, elle va me briser en deux ! Je préfère fermer les yeux ! Je ne veux pas voir le désastre…Je vais finir à l’hôpital avec une luxation de l’aine. Adieu Tom. Adieu Jeanne. Je vais mourir…Je lui collerais un procès depuis mon lit d’hôpital!

« Dès que vous sentez qu’elle bloque, vous ne forcez pas. Vous la prenez ainsi, et appuyer en comptant jusqu’à 10. Vous lui faites 3 fois. Après vous inversez les rôles.»

Je…je suis en vie ! Ca tire légèrement mais je suis en vie ! Je rouvre les yeux. Ma poitrine touche presque le mur…enfin…celle de Jeanne ! Ca doit être parce que Jeanne est souple ! Pas comme moi !…et comme je suis dans son corps…

« Amy, tu veux bien continuer pour Jeanne ? »

La jeune fille se colle a moi et recommence à me pousser. Elle chuchote les chiffres au creux de mon oreille. Je sens sa poitrine collé à mon dos. J’ai très chaud tout à coup, et mon mal de ventre revient. J’ai un peu l’impression d’étouffer. Chacun de ses gestes me gêne monstrueusement.

...8...9...10

Mon tour est à présent terminer et je dois faire de même à la jeune fille. Malheureusement, je dois lui toucher les fesses. Elle me regarde et se demande ce que j’attends pour faire l’exercice. Mais moi…touché des fesses… Après tout, je suis obligé !! Oui, je sais ce que vous pensez : la bonne excuse ! N’osant pas la toucher, je commence à la pousser en touchant son bas dos. Progressivement je descends sur ses fesses.

Pourquoi ça ne m’avait fait aucun effet lorsque c’était avec la prof ? Peut être parce qu’elle est moche ?! C’est vrai qu’avec son visage surmaquillé et sa coiffure à la lionne façon année 70, je n’avais pas à craindre une montée d’adrénaline. Dans ses moments là je me bénis d’être dans le corps de Jeanne. Je n’imagine même pas l’état de mon entrejambes si je faisais ça avec mon propre corps…

« Bien ! On va répéter la choré depuis le début ! Toutes à votre place ! »

Aie. Mon ventre me tiraille un fois de plus. Je crois que je ne peux plus me relever. De toute façon, je ne connais pas ma place, ni la chorégraphie… je reste assis sur le sol.

Voyant que je ne bouge pas, la prof vient à ma rencontre.

« Quelques choses ne va pas ?
-J’ai un peu mal au ventre… »


Je n’ai pas fini ma phrase que je sens quelque chose s’écouler entre mes jambes. Ne me dites pas que…je me fais dessus ?! Je me sens très mal…comment je vais me relever maintenant !

« Je….je dois aller aux toilettes !
-Tu as ce qu’il faut ou je dois rouvrir le vestiaire ? »


Ce qu’il faut ? Bien sur que je l’ai pas ! Je dois me changer totalement ! Je viens de me faire dessus si vous n’avez pas remarqué… et ce mal de ventre qui ne cesse toujours pas… si ça se trouve c’est grave !

« Non…je… c’était pas prévu…»

Une élève intervient avant que la prof n’a le temps de répondre.

« J’en ai dans mon sac ! Viens Jeanne, je vais te dépanner ! »

Me quoi ?!...Je la suis bien que je sens que ma culotte est mouillée. C’est très désagréable. Ce n’est qu’en arrivant dans le vestiaire que tout ce connecte et que je comprends. Ou du moins, j’essaye de croire à ce que je pense… c’est pas possible… Bill Kaulitz aurait…

« Tu préfères les tampons ou les serviettes ? »

…SES REGLES !!! C’est pas possible… même dans le pire des cauchemars, je n’aurais pas imaginé une telle situation…

« Euh… serviette ! Merci…»

Je pense que c’est le plus simple à mettre. C’est bien moins gênant de collé ça au slip que de...je ne préfère pas y penser ! D’ailleurs, en parlant de slip, pendant que la jeune fille cherche dans son sac ce qui pourra me sauver, je cherche dans celui de Jeanne si je peux trouver des sous vêtements de rechange.

En farfouillant je trouve une culotte propre mais aussi un tampon. Préférant la serviette, je cache le tampon au fond du sac et retourne voir la jeune fille. J’attrape le carré vert qu’elle me tend, et file aux toilettes. Je la remercie puis elle file retourner au cours.

Il y a même du sang dans le pantalon. C’est dégoutant. J’enlève tout et enfile la culotte propre auquel je colle la serviette. C’est un peu gênant à supporter. J’ai l’impression d’avoir une couche. En plus dès que je marche, je la sens bouger. Je profite du fait d’être seul dans le vestiaire pour me rhabillé. Cette histoire et la douleur qui l’accompagne peut me servir a une chose au moins : échapper au cours de danse !

Une fois prêt, je vais prévenir l’enseignante que je rentre chez moi. Elle comprend et je n’ai aucuns soucis pour quitter l’établissement. Dehors il fait nuit. Je ne pourrais pas chercher la bijouterie à cette heure là. Je décide d’appeler le père de Jeanne. Après avoir cherché son numéros dans le répertoire du mobile, deux tonalités se fond entendre avant qu’il ne décroche…

« Allô ?
-Oui. C’est Jeanne…je…je suis sorti de la danse. Tu pourrais venir me chercher ?
-Ok…t’as fini tôt ! y a un problème? Bon, j’arrive tout de suite. Attends-moi au feu au bout de la rue…
-Ok…à tout de suite !»


J’ai marché difficilement jusqu’au feu et j’ai attendu. Quelques minutes plus tard je vis sa voiture s’arrêter en double file. Je couru malgré moi pour monter dans le véhicule…direction la maison de Jeanne !

En arrivant, la maman de Jeanne accouru pour me demander ce qu’il c’était passer. Vu qu’elle est une fille et donc peut comprendre ce genre de problème, je lui expliquai ma mésaventure en danse pendant qu’elle cuisinait. La petite sœur de Jeanne arriva dans la cuisine, me demandant de jouer avec elle à la maitresse.

« Bien sûr ! On y va ? »

La mère de Jeanne allait dire quelque chose, mais elle se retint. Elle me dit juste de revenir pour mettre le couvert. Avec sa petite main, la petite fille m’entraina jusque dans sa chambre rose ou des peluches étaient disposées en ligne, un cahier à la main. Qui aurait cru que moi, Bill Kaulitz, retournerait un jour à l’école ?! Certainement pas moi. Mais sous un regard craquant de petite fille qui résisterait ?...

La maîtresse se montra sévère. L’ourson jaune au tee-shirt rouge n’arrêtait pas de faire le cirque. Après avoir mangé du miel en classe, il fini au coin et puni. J’avais intérêt à me montrer sage !

Nous étions en pleine leçon de calligraphie quand de légers coups se firent entendre derrière la porte de l’école. Une petite tête passa dans l’embrasure, surement le petit frère de Jeanne. Il voulait jouer lui aussi… il semblait surtout étonner de me voir ici.


___________________Chapitre 30: Secrets et découvertes

Son corps passa entièrement la porte et il vint nous rejoindre, me fixant toujours avec autant d’attention. Une fois installé, nos regards se croisèrent et il fini par dire :

« Pourquoi t’es là ? T’as pas de travail aujourd’hui ? »

Sa question me laissait aphone. Je ne savais pas quoi lui répondre à ce visage angélique. Jeanne ne jouait pas avec eux en temps normal ? Après une brève hésitation, je lui expliquai :

« N…non. Aujourd’hui c’est un peu spécial ! »

L’enfant me fixait toujours. Son regard suspicieux ne me quittait pas. Des sueurs froides glissaient le long de mon dos. J’avais l’impression de mentir à un saint. Allait-il me croire ? Sa sœur plus âgée le regardait avec exaspération avant de se retourner pour continuer la leçon.

« T’es pas ma sœur ! »

Lâcha-t-il enfin. Je sentis mon visage se décomposé. Un nœud se forma au niveau de mon estomac. J’avais déjà mal au ventre, mais la situation ne faisait que tout empirer. Que faire ? Jouer l’innocence et lui faire reprocher de me blesser ? Mais il avait tellement raison…

« Chut ! La classe reprend ! » dit la petite fille. « Et toi Sacha, tu te tais ! Tu ne vois pas qu’à dire des bêtises, tu es méchant ? Encore une fois et tu vas au coin ! »

Son intervention me sauva. A peine eu-je le temps de souffler qu’il recommença, son regard furieux planter dans le mien. Ma respiration se bloqua sous la pression que son regard m’infligeait.

« De toute façon, t’es pas ma sœur…ma sœur elle n’est pas comme toi…je suis sur que t’es pas elle…
-Sacha ça suffit ! Arrêtes de dire des bêtises.»


La petite fille prit son frère par le tee-shirt et l’emmena chez le proviseur, quand à moi, je pris une grande bouchée d’air frais. J’entendais encore leurs plaintes au loin.

« Maaaamaaaann !! Sacha il fait que nous embêter ! En plus il dit des choses méchantes à Jeanne !!! »

Si on m’avait dit que les enfants disaient réellement la vérité… Heureusement la mère ne cru pas un mot de se que pouvait raconter le petit Sacha. La soirée promettait d’être longue…

« De toute façon on va manger. Appelle ta sœur pour qu’elle vienne mettre le couvert. »

La petite fille vint me chercher, et me transmis parfaitement le message. Sa petite menotte dans ma main, nous rejoignons tranquillement les autres en cuisine. Une question lui brûlait les lèvres. Ma respiration s’entrecoupa sous se regard interrogateur et gênée de l’enfant. Qu’allait-elle me demander ?

« On rejouera après manger ? Tu veux bien ? » Me demanda-t-elle un peu timorée. J’esquissai un petit rire de soulagement avant de lui répondre.

« Oui, si tu veux… »

Dans la cuisine, tous les couverts étaient sortis. Je n’avais plus qu’à les disposer sur la table. Mon problème vint lors des serviettes. Pourquoi fallait-il que leur noms soient inscrit sur leur serviettes ?! Sacha, je savais…Jeanne aussi…Papa et maman ce n’étais pas trop compliqué non plus…restait obligatoirement celui de la petite fille…Alexy. Me voyant lire sur les rond de serviette, le petit Sacha continua de répété inlassablement que je n’étais pas sa sœur !

« Tu vois, elle sait même pas comment on s’appelle ! » disait-il.

Sa mère lui reprochait de trop regarder la TV et sa sœur tentait de trouver une explication logique pour prouver a son frère qu’il avait tord.

« T’es bien obliger de lire si tu veux savoir à qui est la serviette !! » lui disait-elle.

Quelques minutes passèrent, puis tout le monde vint à table. Leurs querelles continuant durant tout le repas, le père de Jeanne se mit à plaisanter pour calmer le jeu, en disant qu’en réalité j’étais Alexy, et qu’Alexy était sa mère…et ainsi de suite.

Cette plaisanterie ne tarda pas à vexer le perspicace petit Sacha qui partit pleurer dans sa chambre.

Nous avons terminé le repas sans lui. Me sentant coupable, je me suis dépêché finir mon assiette pour lui parler.

« Je peux sortir de table papa ? » demandais-je.

**Point de vue de Jeanne**

Tom allait dire quelque chose, mais on toqua à la porte. C’est dommage, car j’avais pleins de choses à lui demander. J’espère qu’on en reparlera plus tard… Un peu déçue, je me suis tout de même diriger vers la porte.

A peine ai-je fini de tourner la poignée qu'elle s’ouvre en trombe. J’ai même faillit me la prendre en pleine figure. David rentre comme une furie dans la chambre. Je laisse la porte grande ouverte et je rejoins Tom de suite. Georg et Gustav ne tardèrent pas à nous rejoindre dans la chambre en compagnie de Dujna.

« Bon les gars, faut qu’on parle ! »

Non, sans blague ! Je n’avais pas deviné… Georg et Gustav s’assirent sur le fauteuil en face de nous. Georg mangeant une banane…

« Tu vas grossir Georg ! » le charia Tom. Ce dernier lui répondit par un charmant doigt d'honneur, avant que David ne fasse place au sérieux.

« Nous avons du pain sur la planche si nous voulons que tout soit prêt pour demain ! N’oubliez pas que certaines fans dorment déjà devant la salle ! Vous ne pouvez pas vous permettre de bâcler votre travail ! »

Un mauvais pressentiment me noue l’estomac. Je n’ai pas compris tout de suite de quoi il parlait. David se tourne en face de Tom et moi. Je le fixe attentivement, mais Tom semble un peu…abattu.

« Je sais qu’en se moment ça va pas fort entre vous, mais s’il vous plait mettez vos différents de côté sur scène!
-Comme si on avait l’habitude de bâclé nos concert… »


Susurra Tom un peu énervé. David ne remarqua pas, et continua. Quand a moi…je crois que mon visage doit être aussi délavé que mes draps blancs.

« Le staff vient de m’appeler et on a quelques problèmes avec le décor de la scène ce qui me fera partir plus tôt là bas et réduira vos répétitions. De plus, vous ne m’avez toujours pas remis la set-list donc je ne peux pas prévenir l’équipe pour l’éclairage et les effets sonores. Qui c’est qui l’a ? Elle est où ? »

Georg me pointa du doigt, sa banane toujours en bouche et Gustav soupira un grand coup avant de dire à l’unisson :

« Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiillllll !» d’un air accusateur.

Le nœud qui avait commencé a se noué devait maintenant être un sac de nœuds. Je ne savais pas où elle était moi ?! Je ne suis pas Bill ! Je regarde Tom un peu perdu. J’espère malgré moi trouvé un peu de soutiens dans ses yeux. Il à l’air d’avoir compris que je ne sais pas du tout où elle est.

« C’est moi qui l’a ! » Annonça-t-il. « Je vous l’amène dès qu’on a fini notre réunion. »

Merci Tom. Je soufflais un peu plus quand je sentis ses doigts frôler les miens. Instinctivement, mon regard se tourna vers le sien. Ses yeux noisette brillaient d’un éclat inattendu. Il me sourit. Mon cœur rata un battement. Il prit ma main entièrement, faisant frissonner par ce contact le moindre millimètre de ma peau. Je lui souris en guise de réponse, bien qu’un peu gêné que nous soyons avec les autres. Durant ce court instant, ils n’existaient plus.

David parla un peu du déroulement du concert, des chansons où seraient présent des artifices, ou encore des problèmes liés au décor de la scène.

Au mot « scène » ma main serrait un peu plus celle de Tom. Je l’avais compris… si Bill ne trouve pas la bijouterie, et si nous ne trouvons pas de moyens pour changer de corps avant demain, je devrais chanter.

Tout le monde se leva, Tom et moi toujours relié l’un à l’autre. Chacun se dit bonne nuit, et David rappela Tom pour la set-list.

« Dormez bien les marmottes !! » rigola Georg.
« Ouai ! Et toi chie bien monsieur j’aime les bananes ! » l'embêta Tom.

Tout le monde sorti de la chambre, sauf le dreadeux qui me tenait toujours la main. Il m’entraina vers le lit et me pris dans ses bras. Il posa sa tête sur mon épaule et resserra son étreinte. Un peu étonnée, je n’osais pas bouger. C’était comme un rêve… Mon cœur allait percer ma cage thoracique, et mon ventre allait décoller. Je me sentais planer.

Nous sommes restés quelques minutes comme ça, avant que Tom ne me chuchote au creux de l’oreille.

« Ne t’inquiètes pas pour demain, tout ce passera bien…je serais là… »

Son regard fixa alors le mien. Je me noyais dans ses yeux noisette. Une de ses mains vint se poser sur mon visage. A son contact, une chaleur envahit mon corps, faisant fondre un peu plus mon cœur. Je sentais ses battements même à travers mes lèvres. Il se mit à jouer avec son piercing, signe qu’il hésitait…hésitait pour quoi ? Son visage se rapprocha du mien. Je sentais à présent son souffle sur ma peau, me faisant frissonner de plus belle. Ses lèvres se posèrent délicatement sur ma joue, au coin de mes lèvres. Je me sentis décoller du sol. Quelle signification pouvait bien avoir se baiser pour lui? Je continuais de le regarder. Son pouce caressa ma joue, faisant vibrer ma peau, puis il se leva.

« Je dois donner la set-list à David ce soir. Mon frère a du la ranger dans son agenda… »

En effet, elle était bien dedans. Il s’apprêtait à partir quand il remarqua les fleurs, posées sur la table basse. Il s’en approcha, et les pris dans ses mains. Il sentit les fleurs, puis commença a défaire le plastique…

« Tu devrais les mettre dans l’eau ! Elles vont fâner...
-Euh…oui …mais je ne sais même pas pour qui elles sont !
-Aahh… »


Un silence suivit. Il me regarda, pinçant toujours les lèvres et jouant avec son piercing. Il allait dire quelque chose, mais il se retint. Je me suis rapprochée de lui, il détourna le regard, et tout en posant le bouquet dans mes bras déclara :

« Tu devrais quand même les mettre dans l’eau… »

Sur cette phrase il sortit de la chambre, bredouillant un « bonne nuit » étouffé.
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Mar 29 Déc - 18:21

_____________________Chapitre 31: Le quotidien

« Je peux sortir de table papa ? »


A ma question, le père et la mère de Jeanne se sont regardé, fusionnant leurs pensées, comme Tom et moi le faisons régulièrement. Je le sentais, j'avais dit quelque chose qu'il ne fallait pas. De toute façon, c'était trop tard. Quand une parole est lâchée, on ne peut jamais la rattraper. Elle file a travers les ondes et peuvent commettre l'irréparable, changeant le comportement, et l'avis de chacun.


« Oui. Bien sur »

Me répondit enfin l'homme en face de moi. Je m'empressai alors de me lever et de partir a la recherche de la chambre du petit homme. J'arrivais dans le couloir en trombe, cherchant désespérément où pouvait bien être ce petit ange perspicace.

Une porte. Deux portes. Trois porte...et la chambre du petit garçon se dévoila devant mes yeux.

Il y faisait sombre, la chambre n'étant éclairer que par la lueur de la lune. Il ne devait pas être là. Les enfants on peur du noir. J'allumai la pièce et m'avança tout de même dans l'univers enfantin qu'elle contenait. Le silence régnait.

Seul les posters et les jouets donnaient vie à cet endroit. Ses murs n'étaient plus visibles. Ils étaient cachés par des Pokémons, des dragons, des mickeys, et un poster...de moi. Un petit garçon avec un poster de Bill Kaulitz dans ça chambre, qui l'aurait cru ? Je m'approchai instinctivement de mon image, reflet que je n'ai plus dans le miroir et qui me manque.

Je l'effleurai du bout de mes doigts, perdu dans mes pensées. Un sanglot en provenance de la porte me ramena à la réalité. Je fis volte face et découvris le petit être, recroquevillé sur lui-même, pleurant caché derrière la porte de sa chambre. Je m'approchai doucement. Un projectile passa près de moi, m'effleurant de justesse.


« Ne t'approche pas, ou je te tape »

N'écoutant en rien ses menaces, un deuxième objet vola à travers la pièce. Je m'accroupi a son niveau et avoua :


« Tu as raison, je ne suis pas ta sœur »

L'enfant releva son menton, me laissant voir son petit minois strié de larmes. Il se laissa approcher, et je le pris dans mes bras. Sa tête vint s'enfouir contre ma poitrine, et ses mains potelées commencèrent doucement à jouer avec quelques unes de mes mèches de cheveux.

« Alors pourquoi tu dis que tu es ma sœur...t'es une menteuse !
-Oui...ou plutôt un menteur.
-Tu es un garçon ?
-Oui...je suis lui. »


Avouais-je en lui indiquant le poster. La main de Sacha se figea dans mes cheveux, et ses yeux noisette se plongèrent dans les miens.

« Vraiment ?
-Oui...
-Et ma sœur, elle est toi ? »


J'acquiesçai de la tête. Il me sourit.


« Je dirais rien ! Ce sera un secret à nous deux d'accord ?»

J'esquissai un sourire. Ce qui est bien avec les enfants, c'est qu'ils nous croient sans pour autant demander de preuve. Je regardais son visage innocent quand une autre tête passa à travers la porte.


**Point de vue de Jeanne**

Sous les conseils de Tom, je demandai au room service de mettre mes fleurs dans un vase. La jeune femme s'activait d'arrache pied à prendre soin des fleurs pendant que je me contentais d'observé la vue que m'offre l'hôtel. Je me perdais dans mes pensées, songeant au baisé de Tom sur mon front, à ses réactions étranges, et ses regards mystérieux.

Quelques minutes plus tard, la jeune femme a fini. Je vais humer une dernière fois ce parfum délicat et décide d'aller me coucher, Tom hantant mes pensées. Demain sera plus qu'une journée éprouvante.


**Point de vue de Tom**

Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Je suis dingue. Je cours dans la salle de bain, et me passe de l'eau froide sur le visage.


« J'ai faillit embrasser mon frère ! Mais quel abruti ! »

Instinctivement, je tape de toutes mes forces dans le mur. Mes phalanges me font mal, mais je m'en fiche. Même avec une main bandée, j'arriverai à jouer. Je tape une dernière fois mon poing contre le mur qui ne m'a rien fait, et pars m'allonger sur le lit. Je m'étends de tout mon être, en étoile, et essaye de ne penser à rien. Au bout de quelques secondes à peine, je me sens idiot de fixé le plafond, mais je n'ose pas bouger. En fait, je n'en ai pas envie. J'essaye de ressentir mon corps s'enfoncer de plus en plus dans le matelas. Je me fais de plus en plus lourd, et fini par m'assoupir.


« Un soleil radieux, un sourire, ta main... et la neige?»

Le froid de cette nuit de décembre ne tarde pas à me faire grelotter, m'arrachant à mes rêves. Les yeux encore à moitié clos, je cherche l'entrée de mon lit tout en ôtant mes chaussures. Je rampe et trouve enfin la chaleur de la couette. Je rentre à l'intérieur et tâtonne à la recherche de l'interrupteur. Mes yeux s'entrouvrent légèrement et j'éteins la lumière. Le noir total. Je me rendors.


« Bzz Bzz. Bzz Bzz. Bzz Bzz »

Je fais une fois de plus l'effort de soulever mes paupières. La chambre est plongée dans une lumière bleutée. Elle provient de mon portable. Quelqu'un essaye de me joindre. Je suis tiraillé entre l'envie de me rendormir, et la curiosité de connaitre le numéro affiché...la personne pourrait attendre demain non ! Mais...et si c'était Bill ?
C'est décidé, je me lève. Je rallume la lampe de chevet. Sa lumière m'aveugle. Je me dirige maladroitement jusqu'à la table basse et me saisi du combiné.


« Georg »


Pfff...il ne peut pas attendre demain ?! Je décroche et ne dis qu'une seule chose :


« Bonne nuit le Hobbit ! »


Et je raccroche. On n'appelle pas les gens au beau milieu de la nuit ! Au fait...il est quelle heure ?


« 4h02 »

Je repose le portable sur la table, et m'apprête à replonger dans mes doux rêves. Je me faufile une nouvelle fois dans les draps qui sont maintenant tout chaud. J'essaye de repenser à mon rêve. Je ne me souviens pas de grands chose a part de la présence de...Jeanne.
Jeanne...comment on va faire demain ou plutôt comment je vais faire. Je lui ai promis de l'aider, mais comment ?

Cette question revenait sans cesse dans ma tête, et m'empêchait de retrouver le sommeil. Je me retournais et virais dans toutes les positions, mais rien à pars un début de nausée. A vrai dire j'avais plus vraiment sommeil... j'ai rallumé une dernière fois la lumière et j'ai réfléchis au problème.

Je crois que je tiens une solution. Je dois aller réveiller Jeanne pour lui dire. On a du pain sur la planche !


______________________Chapitre 32: Twincest

Je m'apprêtais à partir réveiller ma belle aux bois dormant quand je vis la carte qui allait avec mes fleurs. Elle était toujours là, vierge, attendant d'être utiliser. C'est ainsi que l'idée farfelu que j'avais eu la veille me revint en tête. Je la pris et écrivis ces trois petits mots que je n'oserai décidément jamais dire...en espérant que cette fois ci, elle comprenne que les fleurs sont pour elle !

Je quittai ma chambre, le cœur battant, pour rejoindre celle de Jeanne. Après une grande inspiration, je me lançai et toquai trois petit coup à la porte. Rien. Je toquai de nouveau trois fois, mais plus fort.


« AAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaAAAAAAaaaaaaaaaaahhhhh »

Que lui arrive-t-il ? Qu'est ce qui se passe ? Jeanne...


« JEANNE !!!! QU'EST-CE QUE QU'IL Y A ??? OUVRES !!! »

Mais elle ne me répondit pas. J'allais essayer d'ouvrir quand j'entendis le verrou s'ouvrir. Je pénétrai alors dans la chambre, toujours dans le noir, volet fermé, cherchant à tâtons où pouvait bien se trouver Jeanne.


« Jeanne ? Tu es où ? »


**Point de vue de Jeanne**

Les lèvres de Tom étaient si proches des miennes. J'avais retrouvé mon corps. Nous étions dans un hôtel. Notre chambre donnait sur un magnifique couché de soleil. Il me disait qu'il m'aimait. Nous filions le parfait amours. C'était avant que la police et les VSD enfoncent la porte de la chambre d'hôtel de Tom...


Je me suis réveillée.


Quelqu'un frappait à la porte. Encore pâteuse, je vis que le réveille affichait 4h23 du matin. La lumière de l'affichage électronique me brûlait les yeux. Je cherchai pourtant dans le noir l'interrupteur de la lampe de chevet. La lumière envahit la pièce, m'aveuglant. Le silence régnait. La personne aurait-elle abandonnée après m'avoir réveillée à une heure pareille ?! Je me laissai retomber en arrière sur le coussin en soupirant. Je me frottais les yeux quand on toqua de nouveau. Je me mis sur les coudes et aperçu quelques choses que je n'aurai jamais imaginé vivre : le soldat était au garde a vous. Mon entre jambe, ou plutôt celle de Bill, droite comme un piquet.


« AAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaAAAAAAaaaaaaaaaaahhhhh »

La personne toqua de plus en plus fort. Comment j'allais faire ?! C'est trop la honte ! Je ne pouvais pas faire semblant d'être absente, je venais de crier tellement fort que j'avais surement réveillé tout l'hôtel. Je ne pouvais pas non plus faire semblant de dormir...prise au piège. Que faire ?


« JEANNE !!!! QU'EST-CE QUE QU'IL Y A ??? OUVRES !!! »

Tom ?! Oh non ! Encore pire... Mais qu'est ce que je vais faire ?! Il faut que je trouve une solution... Je suis perdue, comme si c'était déjà pas assez gênant de voir que j'ai une érection. Je ne peux pas ouvrir la porte et faire « Hey, salut Tom ! Quoi mon entre jambe ?... Ah ! Ça ?! C'est rien, c'était en pensant à toi ! » avec un grand sourire. Non, décidément, ce n'est pas possible... Je sais, j'éteins la lumière et je vais ouvrir, ensuite je me coucherais sur le ventre. Oui, je vais faire ça ! En espérant que ça passe...

Je cours ouvrir, et me dépêche de retrouver le lit.


« Jeanne ? Tu es où ? »

Je préfère ne pas répondre. Je vois son ombre a contre jour qui se dirige vers moi. Il est maintenant à quelques mètres, puis je sens son poids s'enfoncer dans le matelas. Il vient de me trouver. Mon cœur va exploser dans ma poitrine. Je sens une chaleur étrange dans le bas ventre. Les choses se compliquent, j'ai l'impression que l'entre jambe est de plus en plus dur. Je fais semblant de dormir, comme une idiote... alors que mon cœur joue de la batterie.


« Jeanne, ça va ? Qu'est ce qui t'arrives ? »

Il me caresse les cheveux, et fini par dégager mon visage. Ses doigts me font frissonner. Je sens que son autre main cherche l'interrupteur.


« Nooooon ! »

Je me jette sur cette main qui va appuyer sur le bouton révélateur. Il ne doit pas comprendre pourquoi. Il se tourne vers moi et se fige. Je lui explique :


« Il ne faut pas allumer la lumière...je...il ne faut pas ! »

Je distingue un sourire aux coins de ses lèvres. Il ne m'écoute pas et allume. Dans ma précipitation, je ne me suis pas rendu compte que je me suis couché sur ses genoux pour atteindre l'interrupteur et donc, que mon entre jambe touche sa cuisse. Mince ! Je découvre alors à la lumière son regard rieur, teinté d'une malice inconnu. Il sait. Je sens que le pénis de Bill devient encore plus dur. Je suis découverte. Que faire ? Je me contente de continué à le regarder, tellement gênée que je sens mes joues se teinter d'une couleur rouge pivoine.


« C'était ça ton problème ! Hein ?! »


Me dit il avant d'exploser littéralement de rire. Il en tombe à la renverse sur mon lit. Je sens que mes joues chauffent deux fois plus. Et oui monsieur Tom Kaulitz, c'est ça mon problème...

« Quoi ?! C'est pas drôle ! C'est très....gênant...
-Oh, ça va ! Ca arrive à tout le monde ! Pas de quoi en faire un fromage !
-Pas aux filles... pas à moi ! Me vexais-je.
-Eh bien si, la preuve ! »


Il repartit en fou rire solitaire. Entre deux gloussements, il finit par lâcher « et puis ce n'est pas de ma faute si tu as des pensées cochonnes !


«Si c'est de ta faute !!! »


Commençais-je a m'énerver.

Oups. J'aurai mieux fait de me taire. L'euphorie retomba et il me fixa droit dans les yeux, à la recherche d'une réponse. Son regard devint sérieux et pénétrant. Sa main se posa sur ma joue, écartant les quelques mèches qui entravaient mon visage.

« Ma faute...Mm ? » me sourit-il d'un regard pervers.
« Oui... de ta faute... » Avouais-je gênée, détournant le regard.
« Alors je peux peut être t'aider... »

Sur ces quelques mots, je plongeai immédiatement dans ses yeux noisette. Son regard se fit d'une douceur intense. Il me prit la main et m'entraina dans la salle de bain. Il verrouilla la porte et je sentis mon cœur redoubler d'intensité. Il se plaça dans mon dos et ses doigts virent jouer sur mes reins, faisant vibrer ma peau comme les cordent de sa Gibson. Je sentis son souffle chaud dans mon cou, qui fit me frissonner de plus belle. Il se rapprocha jusqu'au creux de mon oreille où il susurra :


« Je vais t'aider à te libérer... »

/!\scène pouvant choquer /!\


Spoiler:
 


Le faisait-il juste pour m'aider ou ressentait-il lui aussi quelques chose ? Je n'en savais rien, mais je le laissais faire. De toute façon, je n'aurai pas été capable de le faire seule...

/!\scène pouvant choquer/!\

Spoiler:
 

Toujours les yeux clos, je tournai ma tête vers lui, espérant plus. Ne sentant plus le contact de ses lèvres, je rouvris les yeux. Il me fixait, tout en continuant de me caresser. Ses yeux brillaient de désirs.

Pourtant il semblait hésiter. L'espace d'un instant, j'ai oublié que j'étais dans le corps de son frère. Il faut qu'il comprenne que j'ai besoin de lui, que je ne suis pas Bill.

« Tom... Je ne suis pas Bill...Je... »

Je me tournai complètement vers lui. Face à face, il cessa toutes actions. Mes mains encadrèrent son visage, nos yeux toujours entrelacé par un lien invisible. Mes lèvres se rapprochèrent de plus en plus des siennes, jusqu'à sentir son souffle sur les miennes.

« Tom...je...je t'...
-Chut !»
Me coupa-t-il, en plaçant son index sur ma bouche.

Un doux sourire teinter de tristesse vint redessiner ses lèvres. Son pouce caressa alors mon visage et nous écarta l'un de l'autre.


Pourquoi ?!

Il me replaça dos à lui et me serra dans ses bras. Son nez se frotta contre ma joue descendant dans mon cou. Je sentis une larme tomber et glisser sous mon tee-shirt. Son étreinte se resserra de plus belle. J'étais perdue.

/!\contenu pouvant choquer/!\

Spoiler:
 

L'orgasme n'eu pas le temps d'arriver qu'il s'empara de mes lèvres pour l'étouffer.

Ses lèvres. A lui. Chaudes. Humides.

Enfin ce contact tant désirer arriva. Ses lèvres contre les miennes. Ce signe d'amour que je souhaitais plus que tout. Avait-il un sens ? Ou était-il le fruit du moment présent ? Peut m'importait sur le moment de la savoir. Mes mains enlacèrent son cou et les siennes virent prendre mon visage, ne détachant en rien ce nouveau lien. La fougue qui nous unissait à présent n'avait aucune limite. Rien ne pouvait plus nous séparer...sauf peut être...le bruit du réveil en provenance de ma chambre. Il était 6h00.


**Point de vue de Tom**

Le bruit du réveil me fit redescendre sur terre. Mais qu'est ce que j'avais foutu ?! Je me décollai immédiatement de Jeanne...ou plutôt...du corps de mon frère. Moi qui ne voulait en rien embrasser le corps de mon frère, voici que je me mets maintenant à l'aider à ce libérer dans les toilettes...et même que je prends goût à ses baisers ! Si encore ça ne me faisait rien...mais j'y ai pris du plaisir. Du plaisir à sentir sa peau contre la mienne, à la voir jouir, à savoir qu'elle m'aimait, à la porter jusqu'à l'orgasme. La culpabilité me ronge à présent. Certes, sur le moment, je n'ai rien vu de mon frère. Si je l'ai fait, c'était pour Jeanne, pour la personne que j'aime...car oui, je l'aime. Je l'aime d'un amour fou. Je donnerais tout pour elle. Tout ? J'ose dire ça alors que je cherche encore la raison de mes gestes ? La pitié ? L'amour ? La folie ?...je n'en sais rien. Ce que je sais, c'est que je suis coupable d'un pêché vraiment horrible. Pauvre Bill... Je n'oserai jamais plus le regarder en face maintenant... Pauvre Bill... Je suis vraiment un frère horrible...le plus horrible des frères...

« Tom...Je suis désolée de t'avoir forcé...je sais que je suis dans le corps de ton frère...mais...je n'y serais jamais arrivé seule...merci...merci pour tout... »

Elle semble mal à l'aise. Je le vois bien que je la dégoute. Même elle, est dégouter par moi... Elle se tient à l'écart, et à l'air gênée. A moins que...ce ne soit moi qui n'ose plus toucher ce corps, qui est peur de l'approcher...mais qui choisir ? Ces deux personnes me sont chère... Je lui souris timidement en guise de réponse.


« Au fait...pourquoi tu es venue me réveiller si tôt ce matin ?... »

Ses doigts frôlent les miens. Instinctivement, je les retire. Je n'arrive pas à choisir. Je ne peux pas choisir.


« Je suis désolé, j'ai besoin d'être seul...un moment... »

J'ai les larmes aux bords des yeux. Jeanne reprend les habits de mon frère, et quitte la salle d'eau pour la chambre. Pourquoi ne nous sommes pas rencontrés dans une autre situation Jeanne ? Pourquoi fallait-il que tu prennes le corps de mon frère ? Pourquoi fallait-il que j'ai des sentiments pour toi...


Une larme s'échappe, et roule sur ma joue.

Moi ?! Regretter de t'aimer ? Non. Juste de devoir supporter encore cette situation. Le fait d'y voir plus claire dans mon cœur me permet de surmonter les épreuves avec une plus grande facilité. Mais d'avoir touché mon frère de cette manière, je me dégoute. Je suis horrible...bien trop horrible.


Dernière édition par yuka26 le Mar 29 Déc - 18:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Mar 29 Déc - 18:23

_____________________________Chapitre 33: Quand les nerfs lâches


La petite frimousse d’ange aux boucles d’ébène passa entièrement à travers l’embrasure.

« Je peux jouer avec vous moi aussi ? »

Demanda-t-elle timidement. Je souris automatiquement devant la demande de la petite fille. Elle m’en renvoya un plus pur que le cristal, éclairant son visage d’une lumière divine. Il n’y a pas à dire : j’aime les enfants. Ils sont si simples et pur. Ils ne sont pas encore tâcher par notre société hypocrite et ses rituels de bienséance. Ils sont si naturels. De vrais anges, aussi terrible soient-ils. Elle s’avança encore un peu plus dans la pièce avant que son frère n’intervienne.

« Si tu joues avec nous, on joue pas à la maîtresse ! Tu commandes tout le temps ! »

Je rigolais intérieurement en repensant à la punition qu’elle infligeait quelques heures plus tôt à ses peluches. C’est vrai qu’on ne peut pas nier que cette petite a un fort caractère.

« Booon, d’accooooord. » souffla-t-elle un peu déçu avant de reprendre plus joyeusement. « On joue à quoi alors ? Aux pirates ? »

Le petit Sacha semblait d’accord et le fit entendre par un cri de joie et une danse plutôt expressive. Je me mis à rire, accompagné de sa sœur. C’est quelques choses que je n’avais pas réellement fait naturellement depuis très longtemps. Vous savez, ses fous rires incontrôlable qui vous libère de tout vos soucis jusqu’au fond de vos entrailles. Ceux qui font que soudainement, vous avez le cœur léger et un mal musculaire terrible au niveau des abdos. A chacun de nos pouffements, le petite Sacha reprenait sa danse de plus belle dans le but de nous faire rire.

« Toc Toc Toc, qu’est ce qu’il se passe ici ? » chantonna la maman de Jeanne.

Elle aussi ne résista pas à la danse de son fils et fini par appeler son mari afin qu’il profite du spectacle. Comme vous le dites en France, les blagues les plus drôles sont souvent les plus courtes. Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, la maman intervint afin de calmer le jeu. Il était déjà tard, et ces petits bouts de choux devaient aller se coucher.

Ils insistèrent sur le fait que je devais impérativement leur faire des bisous pour leur souhaiter « Bonne nuit ». Je n’avais pas le temps d’aller dans la chambre de l’un que l’autre m’appelait déjà. J’en profitai pour souhaiter également une bonne nuit aux parent de Jeanne et m’exiler ensuite dans sa chambre. Cette chambre où mon visage placarde les murs et où je ressens enfin la paix intérieure. Le silence embaume la pièce. Je me sens seul. Allongé sur le lit, je suis incapable de réagir. Je ressors avec une grande flemme le paquet cadeau que nous avons retrouvé au milieu de mon bazar. Je relis l’étiquette doré « Boutique Nomade ». Je m’y rendrais demain. Pas question d’aller en cours. Je préviens par un texto Camille que je serai absente demain. La réponse ne se fait pas attendre :

« Pas grave. Je sèche aussi. Je suis déjà devant la salle : sinon on n’aura jamais une bonne place pour le concert. On est environs 350 cette nuit. Tu me rejoins vers Bercy à quelle heure environs ? C’est quoi ton histoire de rendez vous ? »

A la lecture du message mon sang ne fit qu’un tour. C’est vrai que demain c’est le jour de mon concert à Bercy !

« Scheisse !! »


Il faut absolument que je trouve le moyen d’inverser nos corps avant le concert. J’imagine déjà le massacre. Et les gars…aux répétitions…que vont-ils penser ? C’est la catastrophe. Je vire et tourne sur le lit qui fini par être défait. Je n’arrive pas à calmer se stress qui grandit en moi. Je ne tiens plus en place. Il faudrait que je me rende immédiatement à cette boutique. Si je m’écoutais, je serais déjà dehors à arpenter les rues de Paris. Mais a quoi bon ? Elle est surement fermée à cette heure de la nuit. D’un bon je me pique debout et marche comme un robot vers la salle de bain. J’attrape la brosse à dent de Jeanne et frotte le plus vite possible. Ca me détend, même si c’est stupide. J’essaye de penser à autre chose, jusqu’à devenir automatique.

**Point de vue de Tom**


Je me sens tellement mal d’avoir touché le corps de mon frère de cette façon, je le sens si loin de moi,…je vais dans la salle de bain et m’enferme. Jeanne reste seule dans ma chambre, encore en train de se rhabiller.
Je me mets dos contre la porte et me laisse glisser. Mes larmes s’échappent enfin. Je me recroqueville sur moi-même et écoute ma respiration.

Mon cœur suffoque encore rien qu’à la pensée de ce que je viens de faire. Mon souffle est rauque. Je suis horrible. Je me relève et me regarde dans le miroir. Que vois-je ?

Mes yeux brillent encore de désir malgré les larmes qui les ont rougis. Je sens les battements de mon cœur à travers ma poitrine et dans mon bas ventre. J’ai chaud. Je me répugne un peu plus. Je me donne envie de vomir. Mon corps est moite et mon cœur coule. Qu’est ce qu’il m’arrive ?

J’allume le robinet et fait couler un peu d’eau froide. Je me passe le visage dessous. Un frisson me parcours. Je me regarde à nouveau dans la glace. Je suis toujours aussi laid. Comme me l’a dit quelqu’un un jour : « la beauté est à fleur de peau tandis que la laideur est encré jusqu’au os ». On dirait que ma beauté a disparu. Il n’en reste aucune trace. Je m’essuie le visage dans mon tee-shirt.

Je vois alors la bosse qui c’est formé sous mon Baggy. Encore plus pitoyable. Qu’est ce qui m’a pris ? Qu’est ce qui me prend ? Mon corps parle à ma place. Qu’est ce que je peux être stupide ! Je me mets nu et allume la douche. L’eau qui n’a pas encore eu le temps de chauffer me glace la peau. Le froid m’empêche de penser à la chaleur que j’ai éprouvée dans cette pièce quelques minutes plus tôt.

J’ai pris une décision. Je lui dirai ce que je viens de faire. Je sais qu’il ne sera pas content. Je sais qu’il me fera la gueule. Je sais qu’il en voudra à Jeanne. Je sais que je vais regretter de lui dire…même si je ne regretterai pas autant que mon geste. Mais je dois lui dire. C’est mon double. Et puis après tout…c’est son corps non ? Il a le droit de savoir.

L’eau finie par se réchauffer. Les souvenir reviennent. J’en profite pour essayer de me libérer sous l’eau. Je m’autorise quelques secondes de pensées, mais je n’y arrive pas. L’indécision qui a pris possession de mon corps m’empêche de parvenir à mes fins. Je continu tout de même, en essayant de faire abstraction de tout.

« Tom ?? Tout va bien Tom ? »

C’est sa voix. Celle de mon frère. Celle de Jeanne. Je me suis figé. Je n’ai même pas remarqué que ma semence filait entre mes doigts. Elle m’avait parlé. Elle s’inquiète pour moi. Je suis ignoble. Je me lave rapidement et sors de la douche. Je dois lui dire. Elle a le droit de savoir.

« Je t’aime »

Je l’ai pensé tellement fort qu’un léger chuchotement sorti de ma bouche. J’essuyai le miroir embué avec ma serviette et me regarda une nouvelle fois. Mes joues c’étaient rosi : autant par la chaleur de la pièce que de par mes sentiments envers Jeanne. Je ne pouvais pas tout laisser tomer sous prétexte que la situation était trop dure. Je persisterai jusqu’au bout. Je dois être optimiste : un jour, tout s’arrangera.

D’un sourire amer, je me saisi de mon portable et compose un texto à la vas vite en anglais. Je n’ai pas trop fait attention à ce que j’écrivais. Mes pensées se bousculaient dans ma tête.

« Jeanne, pardonne-moi s’il te plait. Je t’aime mais…aucune fille ne peut se mettre entre nous deux. Mon double passe d’abord. Je sais qu’il t’en voudra, mais je te protégerai. Bill, pardonne moi aussi. Je suis vraiment le plus exécrable des hommes qui existe sur Terre. Un frère vraiment nul ! Je n’ai même pas pu me retenir un peu plus longtemps. Je ne sais faire que souffrir les gens. Ne lui en veut pas trop, ce n’est pas de sa faute, mais la mienne. Tu me manques. Bill putain ! Pourquoi t’es pas là…»

Une dernière larme glisse le long de ma joue et s’échoue sur l’écran de mon mobile. Le message est envoyé.

« Tom ?? Qu’est ce que tu dis ? J’entends rien…Tom…pardon… »

Mon cœur cogne un peu plus fort dans ma poitrine. Sa voix se met à sangloter. Elle culpabilise. Pourquoi ? Elle n’y est pour rien…

« Oh Jeanne… si tu savais comme…si tu savais comme... je t’aime… » Me murmurais je.

**Point de vue de Bill**


Enervé, je n’arrivais pas à dormir. Et si je rejoignais Camille devant Bercy cette nuit ? Non. Les parents de Jeanne ne me laisserait pas sortir seule a cette heure de la nuit. Je suis une fille après tout…et puis une fois devant la salle je ne pourrais plus repartir pour aller a la boutique.

Entre noir et rêve agité, mes yeux se rouvraient légèrement et fixaient le réveil. Il était presque 5h du matin. Je nageais dans ma propre sueur. Les draps me collaient à la peau. J’avais chaud mais j’avais froid. Mon mal de ventre revient malgré le cachet de tout à l’heure.

Je me mets sur le ventre. Rien n’y fait, ça ne passe pas. Je comprends maintenant pourquoi les filles son ronchon lors de leur règ…euh…menstruations. Ce n’est vraiment pas drôle !

La pièce s’emplit soudainement d’une lueur bleutée. Le bruit du portable qui vibre sur le bois me fit sursauter. Un message ? Qui peut bien m’appeler a une heure pareille ? Enfin…appeler Jeanne ! J’allumai la lampe de chevet qui m’aveugla. Je retirai les draps mettant soudainement mon corps trempé à l’air frai et me dirigeai nonchalamment jusqu’au mobile, les jambes flasque et la démarche lente. Je n’étais plus très sur de l’avoir vu vibrer. Mon esprit restait embrumé, mais le portable affichait tout de même une petite enveloppe. Mes doigts pâteux avait du mal à taper sur les touches. Il s’ouvrit :

« Bill…Bill…je suis désolé ! Je ne voulais pas te faire ça ! Je suis un idiot ! Je suis désolée d’avoir touché ton corps de cette façon ! »

Que…quoi ? Mes yeux écarquillèrent, et mon cerveau repris subitement du service à la lecture de l'auteur du message: Tom. Je continuai ma lecture :

« Tu me manque tellement ! Mais j’aime Jeanne, et je n’ai pas su me retenir ! Pardonne-moi ! J’aurai du attendre mais je voulais l’aider… »

Mais où il veut en venir ?

« Elle a eu un petit souci au niveau du bas ventre et malgré moi j'y ai pris du plaisir! Encore désolé Bill d'avoir touché ton corps comme ça… [Broken message]»

Je du relire le message plusieurs fois avant que le message ne s’imprègne totalement dans mon esprit. Alors comme ça Jeanne avait eu…QUOI ?! ELLE VA ME LE PAYER ! Je veux bien être gentil et les aidez dans leur relations mais il y a des limites ! Je veux bien pardonner à mon frère car c’est mon double, mais Jeanne tu va payer ! Je vais me venger ! Comment ont-ils osé ?!

Ma colère soudaine m’aveugla l’esprit. Je ne savais plus pourquoi ni comment, mais je devais me venger. Je devais me venger pour tout ce que je devais endurer : pour mon mal de ventre intenable, pour ces cours de danse atroce, pour avoir fait des choses avec mon corps…pour tout. La goutte d’eau avait fait déborder le vase !

Je me dirigeai mécaniquement vers la salle de bain.

Ma main trouva l’interrupteur. La lumière envahit la pièce, me faisant voir le reflet de Jeanne dans le miroir. Ses cheveux en nid d’oiseaux…eux aussi je ne pouvais plus les supporter ! Je me déshabillai rapidement, et jeta les habits aux quartes coins de la pièce comme pour exorciser ma colère. J’ouvris le robinet, et laissa couler l’eau de la douche. Une fois aussi chaude que mon envie de vengeance, je me lavai profitant bien de toucher ses parties plus intimes. Quoi gamineries ?! Elle n’avait qu’à pas faire ça avec mon corps !

Une fois propre et débarrassé de la sueur, je renfilais des affaire propres et démêla ses cheveux. Je pris la paire de ciseaux qui trainait sur le rebord de l’évier et d’un geste sec, je lui changeai sa coupe. Les cheveux courts, ça lui fera les pieds ! Ses longs cheveux tombèrent délicatement sur le sol. Ma colère retomba également à la vue des longues mèches éparpillées par terre. J’étais peut être allé trop loin…

Je reposai alors les ciseaux comme s’ils m’avaient possédé et m’empressa de ramasser les cheveux sur le sol. Je mis l’ancien pyjama au sale et changea également mes draps. J’étais à présent tout à fait éveillé, et je regrettais un peu de m’être emporté de la sorte. Je me suis alors assis sur le lit propre et observa le reflet dans le miroir. Je me perdis dans la contemplation sa nouvelle coupe et de ses cheveux que j’avais pris soin de lissé… Certes j’avais exagéré et je regrettais mon geste, mais…ça lui allait plutôt bien !



__________________

Voilàààà =)
J'ai rattrapé presque mon retard! =)
Je metterai le chapitre 34 demain! ^^
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
**Cin'**
VSD Tokio Hotel
avatar

Nombre de messages : 801
Age : 26
Localisation : Dans les bras de T'homme...
Chanson préférée : Lass uns laufen - Zoom - Komm ... usw
Date d'inscription : 18/08/2009

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Lun 4 Jan - 18:44

.
.
Aliiiiix !!!


J'adhére totalement a ta fiction !! Elle est trop bien , et pourtant dieu sait que j'aime pas lire les fiction mais alors la tienne ! affraid ^^

Quand faullait que je quitte l'ordi j'étais obligé d'imprimé les chapitres suivants et je les lisaient dans mon lit le soir ^^ mdr chu folle mais j'arrivais pas à m'en décrocher !!!!
C'est un peu comme les Twilight ^^ je me suis couché a deux heures du mat' lol!

Mais j'ai tout lu , et ... Shocked elle est ou la suite ? Sad

_________________
Pourquoi je suis glacée de l'intérieur ??
.
.
[img]
[/img]
.
.
Et pourquoi il n'y a que TOI pour me faire fondre ... ?
Revenir en haut Aller en bas
http://xx-bloody-nightmare-xx.skyrock.com/
yuka26
Femme d'un membre du groupe.
avatar

Nombre de messages : 6231
Age : 29
Localisation : on va dire Dijon
Chanson préférée : ...bonne question?! Oo
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Mar 5 Jan - 23:27

Merciiiiiiiiiiiii
Ca me fait super trop plaisir!!!!!!! *_____________*

Pour la suite...elle est dans mon ordi, bien au chaud... je lui avait dit de venir sur le forum mais pour le moment elle m'a dit qu'elle avait pas le temps pour! u_u"
J'espère que ce sera bientôt possible!! =p
Revenir en haut Aller en bas
http://yuka26.skyrock.com/
Atme Weiter
VSD Tokio Hotel
avatar

Nombre de messages : 798
Age : 29
Localisation : Entre les lignes d'un texte
Chanson préférée : Mate mon pseudo et devine x)
Date d'inscription : 31/10/2007

MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   Dim 10 Jan - 21:16

Dis lui de sortir touuut de suite de ton ordi, parce que là...La dose était trop petite, je veux plus de Bill, plus de Tom, plus de Jeanne !

Ca me manquait ^^

_________________
Atme weiter wenn du kannst...Und vielleicht hörst du irgendwo mein s0s im radio...<3

Bonjour, je suis une peste.



Chez moi
Revenir en haut Aller en bas
http://atmeweiter.skyrock.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.   

Revenir en haut Aller en bas
 
[en cours] Dans la peau de Bill Kaulitz.
Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» [Presse] Lady Gaga et Bill Kaulitz, quel look est le plus rare ?
» [?] 24H dans la peau de Bill Kaulitz
» [DE @] Justin Bieber vs. Bill Kaulitz - bravo.de, 08/04/2011
» [INFO] 08/12/10 * 00h30 * "Durch Die Nacht mit...(Au coeur de la nuit) Bill Kaulitz"
» [NEWS] Bill Kaulitz fait le doublage d'Arthur und die Minimoys 2 - Die Rückkehr des bösen M

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tokio Hotel :: Autre :: Fan Fictions-
Sauter vers: